La Voix De Sidi Bel Abbes

8 MARS : Le défi de la femme algérienne

La journée du 8 mars est une journée réservée spécialement pour les femmes à travers le monde entier. Elle marque les luttes et les combats menés par ces dernières pour l’acquisition de leur droit acquis en matière
de lutte pour la légalité, la justice, la dignité et la considération.

Le 8 mars, pour la femme algérienne symbolise la lutte contre la violence, la dénonciation du mépris, ainsi que sa participation au développement du pays. En effet, c’est aujourd’hui que les algériennes à l’instar des autres femmes de toute la planète célèbrent cette journée internationale, tout en gardant leur statut traditionnel de femme musulmane en respectant les traditions et les principes hérités de leurs ainées. Cette célébration rappelle aussi leurs belles avancées dans le monde moderne du travail, de la technologie etc…, où elles se sont intégrées et dont elles ne peuvent qu’en être fière. Tout en fêtant cette journée mondiale, la femme algérienne en général, ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pieuse pour plusieurs de ses sœurs, mères, grands-mères qui ont accompli leur devoir tout en combattant les armes à la main aux côtés des hommes dans les champs d’honneur et ailleurs, afin de défendre les acquis de la révolution algérienne, où des dizaines parmi elles sont mortes tuées par les balles assassines de l’ennemi.  Effectivement, cette journée est dédiée à la femme qui avec son frère l’homme a fait l’histoire de l’Algérie, d’où l’on peut dire que cette dernière a puisé ses racines dans le combat qu’elle a mené pour participer à la lutte contre l’oppresseur quel que soit sa nature, son origine et ce sur un pied d’égalité avec les hommes. Rendons hommage en cette journée internationale mémorable à toutes ces femmes martyres qui ont payé un lourd tribut lors de la révolution algérienne. Le combat de la femme algérienne ne s’est pas limité uniquement à sa participation à la lutte pour la liberté de l’Algérie, il continue, on la voit participer au côté de son frère l’homme à toutes les actions entreprises et menées que ce soit dans un cadre social, politique ou autre dans l’intérêt du pays et de la nation toute entière.

Histoire de la journée de la femme
La journée internationale de la femme est issue de l’histoire des luttes des femmes menées un peu partout dans le monde. Ce n’est que le 28 février 1909 qu’une Journée nationale de la femme (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première Journée internationale des femmes revendiquant le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Des rassemblements et manifestations ont dès lors lieu tous les ans, et ce n’est qu’en 1977 que les Nations unies officialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes. La Journée internationale pour les droits des femmes fait partie des 87 journées internationales reconnues ou initiées par l’ONU.

Une date contestée
« La Journée internationale de la femme puise ses origines dans des manifestations de femmes du début du 20e siècle, réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les sexes », nous apprend l’institution sur le site de l’Unesco. Mais de nombreuses dates ont jalonné cette lutte pour l’émancipation des femmes. En 1911, d’ailleurs, lorsque les Etats-Unis et de nombreux pays d’Europe ont pour la première fois célébré une journée des femmes – le principe avait été acté l’année précédente, lors d’une conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague -, c’est le 19 mars qui avait été choisi, en souvenir du Printemps des peuples de 1848 et de la Commune de Paris (1871). Alors, pourquoi le 8 mars ? Un indice : les pays socialistes célébraient déjà les femmes ce jour-là, depuis plusieurs décennies avant que l’ONU, ne l’officialise. Cette date renvoie en effet à l’histoire soviétique et à la Révolution russe de… février 1917. Ce sont les ouvrières qui, le 23 de ce mois-là, ont mis le feu aux poudres en manifestant pour réclamer du pain et le retour des hommes partis au front. Or, le 23 février du calendrier julien que la Russie utilisait alors correspond au 8 mars de notre calendrier grégorien.

Contexte international spécial
Ce 8 mars 2017 sortira à coup sûr de la routine annuelle de ce jour imposé où l’on semble se rappeler que les inégalités entre les sexes, loin de se résorber, s’aggravent encore. L’accession de Donald Trump, et son machisme en bandoulière, à la présidence des Etats-Unis donne un coup de fouet bienvenu aux mouvements des femmes dans le monde entier. Cela aurait pu être un bel anniversaire, joyeux, pour cette 40ème édition de la Journée internationale des droits des femmes érigée par les Nations Unies. Mais en ces temps de régression généralisée, d’un bout à l’autre de la planète, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, elles n’ont pas fini de marcher les Terriennes. Après le succès mondial de la Women’s march du 21 janvier 2017, une nouvelle étape devrait être franchie ce 8 mars 2017 avec un appel à la grève des femmes, tout autour de la terre, de quelques secondes, minutes ou d’une journée entière.

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7 Commentaires pour “8 MARS : Le défi de la femme algérienne”

  1. elabbassi

    Chez les arabes et dans tout lempire arabo musulman la femme etait egale a l.homme dans les devoirs fallait pas atendre les russes pour le faire et puis si les russes avaient eu la chance de laisser entrer l.empire arabe chez eux comme le faisaient les espagnole la situation de la russe en particulier et la femme europeene en general seraient enfin sortie du double imposition femme interieur d.un fonctionnaire et femme poupèe dans les vitrines..
    J.esperes que.nos femmes sortent comme nos arrieres grands meres pour TRAVAILLER PRODUIRE CONSTRUIRE SA PROPRE MAISON VENDRE TRANSPORTER en islame elle a sur le dos tout ce que l.homme l.a eu.
    Zakate nafaka sur la maison nafaka sur les parents sadaka sur les proches eg les voisins hadje omra etc

    Et non tassakou3 dans les rues et les march3 et restè a la maison comme l.europeene femme de monsieur fonctionnaire qui agend la chahriya la mensualitè et lorsqu.il voudra divorser ma femme redevient fole en europe elle court chez ll.homme de main et chez elle court chez le taleb
    Pour lui trouver une solution ..waklih.. fait le manger
    Et lorsque m.homme mange mais n.a rien il ne change pas la femme va chez avocat huisier et commence la bataille juridique questipn reponse entre les avocats qui plument l.homme sur le dos de sa fzmme..
    Ellah yahdin hadou les toulbas et hadou les avocats et on espere que.nos femmes retournentau meimleurs exemple de la femme musulmane arabe m.exemple c.est la mdre khadija
    Travailleuse riche femme qui avait.comme chef d.entreprise un certaon Mohamed rddevenuehomme d.etat et prophete a la tete d.un empire commefcial de poitiers a kualalampire et jusqu.au neceria et l.afrique du sud
    Eviter l.exemple de la femme eufopeene elle reste arrièrè bien qu.elle a acquit cergain avantage mageriel wans modifiè son sgatue preferè fzmme au foyer ou femme poupèe..

  2. OUERRAD

    la photo ????? FEMME DAECH ??

  3. Mme CH

    « Journée du 8 mars : Eloge de la force tranquille » (RI, 10 mars 2017, Pr C.E. Chitour)

    Voici une partie de son article que je trouve très intéressant:

    Qu’en est-il du 8 mars en Algérie?

    En règle générale, le 8 mars : un jour qui représente moins de 0,3% du temps est consacré à la reconnaissance de la femme comme acteur important de la société à la fois au sein de la maison, mais au sein de la société, ce non-événement. Les femmes algériennes ont eu à lutter à la fois sur le plan de la liberté, on les trouve à chaque coin de l’histoire et curieusement la femme algérienne n’a jamais été aussi libre que pendant la Révolution de Novembre. En se battant, en soignant en éduquant en conseillant et en faisant le coup de feu, la femme algérienne a montré qu’elle était de tous les combats et qu’a priori aucun emploi ne peut lui être refusé. C’est donc un autre combat que la femme algérienne mène au quotidien à bas bruit sans m’as-tu-vu, dans l’ombre même si elle a toutes les compétences, c’est à elle en définitive qu’incombe la pérennité d’un ménage. C’est un fait que la société algérienne a profondément évolué en profondeur, mais cependant avec des différences entre l’Algérie profonde où le poids des traditions pesant, l’homme se croit encore investi du droit de tutelle, voire de visibilité sociale de la femme réduite ce faisant à sa plus simple expression du fait de traditions rétrogrades.
    Cependant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Ces traditions et surtout notre islam millénaire a permis aux Algériennes et Algériens de résister au laminoir identitaire de la colonisation qui voulait faire des Algériens «des poussières d’individus» selon l’expression de Jules Combon gouverneur en Algérie ou encore de pieux chrétiens pour mériter les faveurs du ciel et celles du cardinal Lavigerie pour avoir accès à un minimum de conditions sociales. Par la suite et vers la fin de la guerre de libération, le pouvoir colonial a compris, d’après Frantz Fanon, que pour tenir les Algériens, il fallait s’attaquer à la citadelle constituée par la femme algérienne.
    Des opérations d’enlèvement de voile ont été organisées et les voiles ont été brûlés pour symboliser la libération de la femme et sa marche vers la liberté en vain!!! Bien plus tard, du fait d’une culture défaillante, les Algériens et les Algériennes livrés entre les mains d’Internet deviennent des victimes consentantes qui s’enivrent de ces ersatz de liberté que leur offre la Toile et ses perversions.

    Nous devons être reconnaissants envers celles et ceux qui ont des siècles durant combattu pour l’Algérie. Comment rendre hommage aux femmes? Doit-on dans un rituel bien rodé attendre le 8 mars de chaque année? Cet être qui peut être notre mère, notre soeur, notre fille ou notre épouse. Rendons-nous justice à cette «proximité» en la ghettoïsant dans une journée comme «un minimum syndical» un tribut à payer pour avoir la paix jusqu’à la prochaine fête? Que fête-t-on réellement? La libération? Est-ce une servitude que la femme doit à l’instar du mythe de Sisyphe affronter au quotidien et «prouver» qu’elle est l’égale de l’homme? Tragique erreur s’il en est! Non! Rien de tout cela. Les femmes algériennes devraient être des exemples à suivre, nul besoin de se référer ailleurs. Rien ne peut remplacer une mère et, qu’à bien des égards, Renier l’instinct maternel a été une étape nécessaire à la «libération» de la femme, mais cette attitude handicapante montre aujourd’hui ses limites: les jeunes mères sont déchirées entre ce qu’elles ressentent et ce que leur vie professionnelle leur impose.

    Les Algériennes qui ont marqué l’Histoire

    L’histoire de l’Algérie est jalonnée de battantes. Les Algériennes de coeur, qui ont défendu l’Algérie et qui méritent mille fois d’être à l’honneur, bien que leur modestie et leur grandeur d’âme leur interdisent de faire dans le m’as-tu-vu et d’être aux premières loges pour avoir les faveurs des gouvernants et surtout à mille lieux de l’image que nous nous faisons de nos mères, humbles et discrètes.
    Le combat des femmes a donné ses lettres de noblesse à l’histoire de ce pays. Aussi loin que nous plongeons notre regard dans notre histoire, nous trouvons sans difficulté comme exemple de bravoure l’Algérienne. La première héroïne qui nous vient à l’esprit est Tin Hinan la princesse du Hoggar. Tin Hinan est le nom que des traditions orales donnent à l’ancêtre originelle des Touareg nobles du Hoggar.
    Lalla Robba, la religieuse berbère , mais aussi la guerrière, est considérée comme la première résistante de l’Algérie antique, Pendant plus de cinq ans (429 à 434), Robba mène parallèlement à son action de religieuse chrétienne , une guerre sans merci contre les Romains jusqu’à son assassinat par les traditeurs. Elle avait 50 ans.
    Au septième siècle, une autre héroïne Kahina Dihya ou Damya reine guerrière berbère zénète des Aurès combattit les Omeyyades lors de l’expansion islamique en Afrique du Nord au VIIe siècle.. Fille unique, elle aurait été élue ou nommée par sa tribu après la mort de son père. Vaincue en 693 par Hassan Ibn en N’uman, elle est faite prisonnière, puis décapitée au lieudit Bir El Kahina.
    Un autre fait glorieux qui met en scène la femme algérienne est celui du mystère de Fatma Tazoughert (la rouquine?). Nous lisons dans une contribution de Nadhir Sbaâ: guerrière redoutable, elle sacrifia ses deux frères pour exalter le respect de la discipline.» Née dans la montagne de Hitaouine (Merouana,), Fatma «la Rousse», (1544-1641) prêtresse et reine, réussit sous son règne, non seulement à unir plusieurs groupes berbéro-arabes, mais à perpétuer le matriarcat en désignant uniquement des femmes au sein du conseil des sages.
    Nous arrivons au XIXe siècle, la figure altière de Lalla Fatma N’Soumer nous interpelle. En effet, lors de la phase de conquête, les troupes coloniales françaises eurent à affronter en Kabylie, une armée dirigée par une femme, Lalla Fatma N’Soumeur. Lalla Fatma N’Soumeur, avec son armée qui comprenait également de nombreuses femmes de la région, dirigeait les combats… Lalla Fatma N’Soumeur mourut en prison en 1863 seulement âgée de 33 ans.

    Les héroïnes de la guerre de libération

    Il est impossible de recenser toutes celles qui -surtout modestement- ont contribué à l’Indépendance du pays. Nous prenons le risque de citer quelques-unes qui, outre leur prestigieux combat, se distinguent par leur «invisibilité» estimant qu’elles n’ont fait que leur devoir et n’ont pas à en faire un fonds de commerce. Comme ce sera le cas de Zoulikha Ouddaï qui mourut en héroine après avoir vu la mort de son mari lui aussi tué.
    Tarik Hafid nous parle aussi de ces femmes qui ont pris à coeur de libérer le pays.
    « Elles s’appellent Aldjia, Mamia, Emilie, Nafissa, Fatima et Isa. Des femmes qui ont fait le choix de s’engager en politique durant la première moitié du XXe siècle. Elles ont participé à l’édification du Mouvement national algérien, Ces femmes avaient pour dénominateur commun l’amour de l’Algérie, la jeunesse et la volonté de démontrer qu’elles sont capables de s’affirmer autant que les hommes en politique. (…) Dans son livre Des Femmes dans la guerre d’Algérie, Danièle Djamila Amrane-Minne explique que durant les années quarante et cinquante, les femmes algériennes «sont absentes de la vie politique». L’auteure cite des statistiques du ministère des Anciens Moudjahidine de 1978: «Sur les 10 949 anciennes combattantes enregistrées, seules 6 ont eu une activité politique avant la guerre.» (…) A part quelques sièges à l’Assemblée constituante (seulement 10 moudjahidate sur les 195), elles n’ont eu accès à aucun poste politique. Aucune n’a réussi à obtenir le statut d’officier de l’Armée nationale populaire.»
    La femme et sa participation au développement du pays.
    A des degrés divers, le sort social en terme d’accès aux fonctions, de la femme algérienne n’a rien à envier à celui de son équivalente en Occident. Ainsi dans une contribution de Lyes Hallas du Soir d’Algérie on lit que la femme est relativement présente dans tous les secteurs de la société :

    « Pour des tâches similaires, les femmes en Algérie sont rémunérées comme les hommes au moment où partout ailleurs dans le monde les organisations de défense des droits de la femme dénoncent des discriminations en la matière (…) il n’y a aucune contrainte juridique ou autre sinon, les blocages psychologiques des femmes elles-mêmes. (…) Globalement, les personnels féminins en activité dans la Fonction publique étaient, en 2014, de 720 330 agents sur un total de 2 020 172, soit 35%. Le secteur de la santé compte plus de femmes que d’hommes, 138 581 sur un total de 266 525 en 2014, soit 52% de femmes (elles représentent 45% des hospitalo-universitaires). Dans l’éducation nationale, la moitié des effectifs est composée de femmes (297 394 sur un total de 592 831 en 2014). La police a également ses contingents de policières, estimés en 2016 à près de 20 000, soit environ 10% des effectifs de la Sûreté nationale. Dans le secteur de la justice, elles sont 13 644 sur 43 000 agents (30%). Et dans le corps de la magistrature et la diplomatie, les femmes algériennes sont mieux loties que leurs homologues occidentales même si la proportion des hommes est plus importante dans ces corps de métiers ».

    « On compte aussi poursuit Lyes Hallas, 62 258 agents féminins sur 171 761 dans l’enseignement supérieur, soit 36%, et la proportion est beaucoup plus importante dans le domaine de la recherche scientifique où elles sont près de 40%. Idem dans le secteur des finances où elles sont 28 757 agents sur 83 829 (34%) et l’on a vu une femme accéder au poste de vice-gouverneur de la Banque centrale. Du reste, c’est une question de choix et de mérite. Dans les fonctions politiques, et depuis l’instauration du quota de 30% pour les femmes, les partis trouvent du mal à compléter les listes faute de femmes candidates justement.(..) Certes, il y a moins de femmes dans le secteur économique, ce qui ramène le taux des femmes dans le monde du travail à 19% de l’ensemble des salariés (…) L’Armée nationale populaire (ANP) compte deux généraux femmes. (…)En février 2017, l’Algérie comptait 275 576 femmes entrepreneures (143 010 gérantes d’entreprises et 132 566 personnes physiques), soit 7,5% de l’ensemble des opérateurs économiques (1,9 million). Elles sont actives notamment dans le commerce de détail, les services et l’artisanat, même s’il existe une petite proportion de femmes qui ont réussi dans l’industrie et le bâtiment. » .

    Conclusion

    Où en sommes-nous de cette errance qui nous incite à commémorer les fêtes décidées par les autres dans d’autres contextes? Qu’on le veuille ou non, la femme représente la force tranquille et le barycentre de la cellule familiale. Ce concept qui tend à disparaitre sous les coups de boutoir d’un néo-libéralisme qui fait fi des solidarités et des modus vivendi familiaux qui ont sédimenté depuis des millénaires. Le jeune est plus attaché à la toile qu’à ses parents. La télévision puis l’internet puis les réseaux sociaux n’ont de cesse de détricoter les tisses familiaux. A telle enseigne qu’il est normal de ses débarrasser des petits vieux en les mettant dans des mouroirs au nom de la liberté. Est-ce cela notre dette envers nos mères ?

    Doit-on par mimétisme fêter ce 8 mars comme un solde de tout compte annuel de notre reconnaissance envers ces femmes, nos mères, nos filles, nos épouses ou avoir constamment à l’esprit par des preuves au quotidien de notre attachement à ce qu’elles font pour nous? Nous avons besoin de réhabiliter nos référents. Pour cela, il nous faut déconstruire les repères occidentaux et se ressourcer à nos propres valeurs, sinon nous continuerons dans un mimétisme ravageur à singer beaucoup de «valeurs» discutables de l’Occident perpétuant ainsi le mal le plus grand, l’errance qui fait de nos jeunes des apatrides ballotés dans tous les sens, par une doxa occidentale du dépenser sans penser pour le plus grand bien du marché !! Ne persistera en définitive, que le décorum sans épaisseur de cette commémoration hypocrite sous forme d’une grande bouffe rituelle tous les 8 mars, une «zerda» pour utiliser un terme de l’Algérie profonde. Non, nous devons nous réveiller de ce grand sommeil.

    Ding Dang Dong…!

    Bien vu et bien dit Professeur…la conclusion est Top…!!!

  4. chaibdraa tani djamel

    Cher frére OUERRAD,la photo ne montre pas une femme DAECH,mais montre une femme musulmane voilée ,le KHIMAR est cité dans le saint coran. Méme dans les églises on voit les statues de LA SAINTE VIERGE MYRIAM (MERIEM 3ALLAYHA ESSALEM ) voilée d’un KHIMAR .

  5. Imène

    Mme CH : M’sse el kheir ! tlm..
    L’article de Pr.Chitour est très intéressant , il est complet , il dit ce que la majorité des gens , des femmes ( ‎surtout ) pensent de cette journée qui leur est consacrée . La conclusion est particulièrement pertinente : ‎Nous femmes DZ , dénonçons ce panurgisme béat qui consiste‏ ‏à « commémorer ‎les fêtes décidées par les autres .. » et à leur manières , nous dénonçons avec vigueur les rituelles zerda du 8 ‎mars , dans les grands restaurants , animées par les « chebs « pour nous faire danser ..nous ne voulons pas ‎non plus de diner de gala avec les officiels , à l’Aurassi..juste pour la pose , comme des potiches.. nous ‎condamnons ce mimétisme ravageur qui consiste à singer les «valeurs» – ô combien discutables – de l’occident ‎civilisé ( repris en substance dans le texte ) Nous ne voulons de roses en plastique mais des droits et du ‎respect !‎ Est ce trop demandé ??
    En plus de ces battantes qui ont marqué l’histoire ancienne , ou les moudjahidates, héroïnes de la guerre de ‎libération , il ya une autre catégorie d’Algériennes et non des moindres, dont on ne parle pas dans ce texte et ‎qui ont marqué l’histoire de leur pays à une ère des plus tragique : ce sont les résistantes de la lutte contre le ‎terrorisme ! Elles sont journalistes , enseignantes , juristes , étudiantes , lycéennes…ou sans profession, elles ‎ont fait fi des menaces proférées à leur encontre par les terroristes, elles ont bravé la mort et tous les ‎dangers,( dont le viol , la torture , l’enlèvement parfois sous les yeux de leurs parents ! ) tous les jours , en se ‎rendant à leur travail , à leur études ..à l’heure où bcp d’hommes se sont « barbisés « pour se fondre dans le ‎mouv , d’autres ont changé de veste , de métier , ou carrément quitté le pays ! Ces femmes là ont continué ‎à vaquer à leurs occupations quotidiennes envers et contre tous avec un courage et une détermination ‎extraordinaires ! je pense à ma tante , 76 ans , qui s’est jetée sur son fils ( magistrat ) pour le protéger des ‎balles assassines de son tueur , qui n’est autre qu’un jeune délinquant , fraîchement « converti « à la cause ‎et qui s’est juré d’avoir la peau du procureur… bcp d’autres n’ont pas eu cette chance et ne sont jamais ‎revenus (es ) ! je pense avec une tristesse infinie , au calvaire des 12 martyres de Ain Aden , 11 jeunes jeunes ‎enseignantes ( et un collègue ) tombées dans un faux barrage , puis … l’horreur indescriptible !! Seul le ‎chauffeur du karsan a été épargné..il aura tout loisir à raconter.. : l’IMPACT ! Répandre la psychologie de la ‎terreur …C’est le but recherché par les criminels : Ils n’y parviendront jamais ! Plutôt rompre que plier c’est la ‎devise de ces Algériennes , elles vont continuer – au milieu des bombes et voitures piégées -à prendre le bus , le taxi ou à pieds pour se rendre à leur travail , à la fac , au lycée : la guerre contre le terrorisme sera longue et sans merci .‎
    Hommages à toutes les résistantes de tous les temps.

  6. Mme CH

    Hé bien du 8 on passe au 19, même si je ne suis pas une adepte du compromis de l’eau minérale d’Evian, il y a un article qui m’a plu, le voici:

    « 19 mars 1962 : La fête de la victoire est restée en travers de la gorge de Marine Le Pen »
    (Algérie.1, 19 Mars 2017, Dj.Mesrer)….Ohhhhhh, elle n’est pas la seule….!!! Il y a aussi tous ceux et toutes celles qui vont voter pour elle….tellement qu’ils ont mal à la gorge….!!

    « Marine Le Pen, la présidente du parti de l’extrême droite en France et fille du tortionnaire Jean Marie Le Pen, n’a pas, tout comme son père, digéré l’indépendance de l’Algérie, survenue le 5 juillet 1962, qui a été précédée par la victoire du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, qui a sonné le glas de la longue nuit coloniale.

    En effet, sur son compte Twitter, la présidente du front national, qui a renié son père, pour avoir la mainmise totale sur le parti créé par l’ancien parachutiste, pro « Algérie française », a écrit que le « 19 mars est un jour de deuil pour les harkis et les pieds noirs. »
    Pour rappel, le 19 mars 1962, le FLN, en lutte pour l’indépendance du pays depuis plus de 7 années, avec son armée de libération nationale (ALN), avait atteint tous ses objectifs en poussant le gouvernement français à des négociations à Evian et en imposant toutes ses revendications.

    Ces négociations donneront naissance aux accords d’Evian, qui imposeront un cessez-le-feu le 19 mars 1962, prélude à l’indépendance du pays. »

    Tout à fait normal que c’est « un jour de deuil » pour les Corneilles noires et les harkis, les premiers parce qu’ils ont perdu leur paradis = le pays qu’ils ont colonisé et spolié;
    les deuxièmes, parce qu’ils ont tout perdu y compris leur dignité et sont devenus comme des Ch….errants rejetés par leurs Maîtres et par leurs frères de sang qu’ils ont trahis…..!!!

    Alors rien que pour ça, je crois que je vais quand même boire quelques gouttes de cette eau minérale….juste pour le plaisir, à la santé bien sûr de tous ceux et celles qui nous « haïssent »…!!!

  7. Mme CH

    « Message de Bouteflika à l’occasion du 19 mars : le texte intégral » (TSA,le 19 mars 2017)

    Le président Abdelaziz Bouteflika a adressé, ce dimanche 19 mars, un message à l’occasion de la fête de la victoire (19 mars) dont voici la traduction APS:

    « Au nom d’Allah clément et miséricordieux,
    Que les prières et la paix d’Allah soient sur son Messager,

    Mesdames, Messieurs,

    La journée de la victoire est une étape phare de l’histoire de l’Algérie et la consécration d’une lutte acharnée contre les affres du colonialisme dont a souffert le peuple algérien qui continue à pâtir de ses séquelles.
    C’est le jour où notre vaillant peuple a sonné le glas d’une très longue période coloniale se dressant fièrement et dignement au terme de la glorieuse guerre de Novembre dont les artisans ont été que les enfants de ce peuple. Une génération armée d’une volonté et d’une foi inébranlables et qui a consenti un lourd tribut de sacrifices en millions de martyrs, d’invalides, de veuves et d’orphelins nonobstant la destruction et les tragédies ayant touché toutes les familles à travers le pays.
    Si le 19 mars 1962, date du cessez-le-feu, a été arraché grâce aux sacrifices des chouhada et moudjahidine, c’est aussi le fruit d’âpres négociations menées par la délégation de l’Algérie combattante qui a fait montre d’une grande intelligence et compétence en négociant avec l’occupant.

    Mue par la loyauté et la fidélité à la patrie, la délégation algérienne a pu, en dépit des références et ressources de l’ennemi, arracher le droit intégral de notre peuple à sa liberté et à sa souveraineté sur son territoire tout entier.
    A travers cette épopée, de combat et de négociations, notre peuple a donné, par sa glorieuse révolution, une image admirable de son parcours militant qui fait aujourd’hui et fera demain notre fierté. Un combat dont nous célébrons les dates mémorables et dont les principes et valeurs nous guident pour aller de l’avant dans la bataille de l’édification par l’effort et la persévérance pour construire l’Algérie rêvée par nos glorieux martyrs et qui continue à faire battre le cœur de nos valeureux Moudjahidine et moudjahidate que nous saluons avec respect et considération aujourd’hui.

    Mesdames et Messieurs,

    La célébration de la fête de la victoire m’a donné l’année dernière l’opportunité d’appeler à la méditation des sacrifices des artisans de l’indépendance et de la liberté de notre pays afin de s’en inspirer et veiller à la construction et au développement de l’Algérie et aujourd’hui je me félicite de vous voir répondre à cet appel de la patrie.
    En effet, les choix stratégiques adoptés pour la relance et la promotion de l’économie nationale en vue de permettre au pays d’être au diapason de l’évolution de l’économie internationale et de réaliser un développement global à tous les niveaux est une option qui tient compte de la situation concrète des moyens offerts au pays et aussi de toutes les réalités du monde dans lequel nous vivons.
    Un monde marqué par des tensions et des mutations régionales et internationales et des changements accélérés qui exigent sagesse et clairvoyance non seulement de la part de l’élite mais de la part de la société tout entière.

    Notre peuple qui n’a de cesse préservé et défendu le message de loyauté et de fidélité à la patrie et qui, par le passé, s’est armé de patience et de courage face aux épreuves dont il est toujours sorti vainqueur, non sans payer un lourd tribut, a tiré les enseignements de la tragédie nationale pour faire de l’Algérie un pays de paix et de sécurité grâce à l’aide du Tout Puissant qui nous a inspiré la politique de paix et de réconciliation nationale. Une politique de plus en plus ancrée dans l’esprit de nos citoyens qui, grâce à ce climat de confiance et de sérénité, s’attèlent au lancement de grands chantiers dans les domaines économique, industriel et agricole.
    Sur cette même lancée, l’Etat a réussi à instaurer l’état de droit, à consacrer l’indépendance de la justice, et à mettre en œuvre les réformes prévues par la Constitution qui a consacré de profonds changements pour immuniser le pays et assurer sa sécurité au double plan interne et externe.

    Mesdames, Messieurs,

    Aujourd’hui, nous sommes appelés à faire preuve de vigilance pour profiter des résultats des réformes, préserver nos acquis et garantir leur pérennité de façon à permettre au citoyen de vivre librement dans le cadre de la démocratie qui favorise l’émergence de compétences porteuses de réussite et de prospérité à la Nation et permet à nos enfants de s’enorgueillir des réalisations et acquis obtenus dans un climat de paix et de sécurité.
    Une paix et une sécurité retrouvées et préservées grâce aux sacrifices et à la maturité du peuple, et à sa tête les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), des forces de sécurité, gendarmerie et sûreté nationale, qui veillent à la sécurité du pays et des citoyens.
    A cette occasion, nous leur réitérons tous, officiers, sous-officiers, soldats ou éléments, notre reconnaissance et notre gratitude et nous nous inclinons avec respect et considération à la mémoire des martyrs du devoir national.

    Mesdames, Messieurs,

    Avant de conclure, je voudrais vous rappeler les propos que j’ai tenus en 2009 à la même occasion: « le devoir nous impose aujourd’hui de sortir de la qualification et de la classification des faits de l’Histoire comme simple circonstance sans dimensions ou d’événements contingents échappant à toute causalité ».

    En cette journée où nous nous remémorons les hauts faits de la glorieuse révolution nationale et son triomphe sur le colonialisme abject, je vous exhorte encore une fois à être, à l’instar de vos aïeux et ancêtres, les artisans des événements et des réussites, les bâtisseurs d’une Algérie forte et solide sur les plans économique et sécuritaire, puissante et influente dans le concert des Nations. Une Algérie qui avance avec détermination en tête des pays en développement. Une Algérie garante de fierté, de dignité et de prospérité pour ses enfants aujourd’hui et demain.

    Gloire à nos martyrs.

    Vive l’Algérie « .

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