La Voix De Sidi Bel Abbes

8 mai 1945 : Hommage au docteur Djellil Houcine

A Sidi Bel-Abbès, dès jeudi 5 mai 2001, l’on vient de relever de nombreuses festivités marquant les douloureux évènements du 8 mai 1945, dont Sidi Bel-Abbès a subi un bout à travers l’incarcération d’une pléiade de militants nationalistes qui ont été placés sous mandat de dépôt dans la prison de Mers El-Kebir (Oran), dont le professeur Djellil Houcine qui nous a quittés le 13 janvier 2011. La section locale du 8 mai 1945 a tenu à observer une halte et ce après la présentation du nouveau livre sur les crimes du colonialisme de l’auteur, le juriste écrivain, Nehari Ali. Le professeur Djellil Houcine, premier pneumo-phtisiologue de l’Algérie indépendante, cet enfant de la rue de Bretagne de Mon Plaisir de Sidi Bel-Abbès s’est éteint à l’âge de 83 ans, les yeux rivés sur un livre qu’il lisait, soulignait Houari Barti, notre confrère; et ce jusqu’à son dernier soupir, l’homme est resté fidèle à ce qu’il a toujours été: féru de savoir et de sciences, généreux, attaché à son pays et à ses compatriotes. Né le 12 décembre 1927 à Sidi Bel- Abbès, le jeune Djellil Houcine a très vite épousé la cause nationaliste dans une Algérie en plein soulèvement contre l’oppression coloniale. Ce qui lui a valu d’être arrêté par l’armée française et mis en prison à Oran où il vivait. Ancien scout à Sidi Bel-Abbès, avec feu Benghazi Cheikh et d’autres qui ne sont plus de ce monde, il a connu, indique
la même source, un séjour carcéral qu’il mettra à profit pour cultiver encore davantage sa conscience politique et son engagement pour une Algérie indépendante. Il en sortira armé d’un baccalauréat qu’il a passé avec succès depuis les geôles coloniales. Une fois sorti de prison, il suit des études de médecine à Toulouse, en France, avant de retournerau pays où il rejoint les rangs du FLN pour activer clandestinement commemédecin soignant des moudjahidinedans le quartier populaire de M’dina J’dida. Condamné à mort par l’Organisation armée secrète (OAS) après que son nom eût été inscrit sur une liste d’activistes à abattre, Djellil Houcine quittera le pays avec sa famille, poursuitla même source journalistique. L’écrivain Nehari, qui présentait jeudi passé son ouvrage, l’évoqua longuement, lui qui est méconnu dans sa ville natale, mais nécessitait un éclairage. Après un long combat et une destination vers le Maroc où il s’établira dans la ville de Kenitra, il rentrera au pays après l’indépendance pour s’installer à Oran où il exercera son métier de médecin spécialiste au CHU d’Oran. Ses après-midi, il les consacrait à soigner les plus démunis dans son cabinet médical situé au bouleard de la Soummam d’Oran où, non loin, à la prison de Mers El-Kébir, les Attar, Djellas, Taleb, Guellaï, Amir M., Chikhi, Aïnad T. M., Belhadj, Kadi Saïd, Othmane Tani, Afif étaient incarcérés avec le professeur Djellil Houcine dès le 8 mai 1945.

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Posté par le Mai 8 2011. inséré dans ACTUALITE, EVOCATION. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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