La Voix De Sidi Bel Abbes

6e édition du rai à Sidi Bel-Abbès Le Festival du 1er au 6 juillet Derriere cette manifestation une lignée d’artistes

L info en question n’a été pas donnée localement car on souhaite bien que cela se fasse ainsi Mais le fait est la car La sixième édition du Festival de la chanson rai aura lieu du 1er au 6 juillet à Sidi Bel-Abbès, a-t-on appris hier auprès du commissariat de cette manifestation artistique. Un comité chapeauté par l’Office national des droits d’auteurs (ONDA) a été désigné pour la sélection des artistes qui animeront les soirées de ce festival. Des stars de la chanson raï ont déjà confirmé leur participation notamment Cheb Bilal et Houari Benchenet, a indiqué  le chargé de presse du commissariat. Le public sera au rendez-vous chaque soirée avec quatre artistes dont une star au minimum, a souligné la même source, ajoutant que ces soirées seront organisées au niveau du stade «Trois frères Amarouche» de la capitale de la Mekkera.

Des jeunes talents émergeant dans ce style artistique prendront également part à cette manifestation, à savoir les chanteurs locaux comme Mohamed Bousmaha qui a participé à une session de «Alhan wa Chabab». Des conférences et tables rondes seront organisées. Des académiciens et experts traiteront plusieurs thèmes liés à la réalité de la chanson raï en Algérie et les perspectives de sa promotion, a-t-on indiqué. Un vibrant hommage sera rendu à Cheb Akil, mort dans un accident au Maroc. Le défunt chanteur était parmi les stars invitées à cette édition.

Le rai et la culture locale c’est toute une histoire de hauts faits artistiques de chouyoukhs d »artistes  des centaines, nous n’avons pas d’ordre ou de choix, mais l’on citera pelle mêle quelques noms, tels celui que l’on reverra dimanche prochain le grand caricaturiste SLIM de son vrai nom Merabten Menaouer, Feu Professeur Benameur Dahmane (peinture), le cinéaste Tsaki Brahim, le peintre Kadid Djillali établi en France, l’artiste Silem Ali, Feu Cheikh Abdelmoula de son vrai nom Sensaoui, l’artiste producteur Ziani Cherif Ayed (Théâtre), le chanteur Dida Larbi, également établi en France, Feu Djillali Amarnas de son vrai nom Rezk Allah (chanteur), et l’artiste du théâtre feu Kandsi Slimane et autres que nous ne pouvons tous citer.

Néanmoins il y a lieu de rappeler sommairement la large contribution des artistes locaux de renom ou anonymes, accidentés, emportés par la maladie, torturés dans les geôles coloniales… contraints à l’exil… Vous voilà de retour convoqués par l’artiste Belkhorissat Aek, notre hôte d’hier dans la bibliothèque Paroles & Ecriture, ainsi La Voix De Sidi Bel Abbes a décidée de représenter de nouveau quelques éléments, je dis bien quelques éléments du riche patrimoine culturel. Sidi Bel Abbes ville culturelle demeure toujours dans le cœur de ses enfants, ses amis(es) ici en Algérie et partout dans le monde. Loin de nous l’idée d’évoquer certains aléas qui pénalisent l’artiste en général en Algérie ou ce dernier est toujours à la recherche d’un statut, des promesses, des promesses ont été faites récemment pour le cas de notre ville où toute une histoire culturelle demeure à écrire. Bien qu’il a été souvent question d’une litanie de regrets et de commentaires, de polémiques stériles, or tout cela n’occulte pas la nostalgie, l’orgueil et la fierté de citer a titre indicatif, car des omissions subsisteraient, et cela ne peut empêcher que notre wilaya de Sidi Bel-Abbès s’enorgueillit de ses poètes Mustpha Ben Brahim, Ben Harrat père de la célèbre et mythique Aïn Ba Dahou, synonyme d’une atteinte aux pulsions des autochtones des Béni Ameurs, Oueld Ezzine, Blaha, Sebihi, Nedjadi, et autres CHEIKHS tels El Madani, jusqu’au artistes contemporains Frih Khodja, Abdellaoui Cheikh, feu Zargui de son vrai nom Hammam, du grand Abdelmoula, du patriote Saïm Lakhdar et de son frère El-Hadj,des cousins et hommes de théatre Issad Khaled et Abdelkader dit « chipa » qui ont fait les beaux jours du Masrah echaabi ou sans s’étaler nous rappelons feu Benalioua Abdelkader que beaucoup de jeunes n’ont pas vu sur les planches du théâtre, on ajoutera la diva Chikha Remiti et autres Djenia, de feu Dziri Kadri et feu M’kalech de son vrai nom Bouchrit Abdelkader, feu Hamidouche. La liste est certainement longue, l’on évoquera feu Cheikh Djilali Zineddine, des peintres Benameur D., Silem Ali, Hamdad S.A., Belkhorissat, Draa Noreddine, Kadid Djilali et autres… des poètes Fizazi, Ben Chaabane, Ladham, Cheikh Khodja pére de Frih, Gadi (authentique bilingue), Cheikh Djilali Zineddine… les Feraoun, Benaïssa, Chadli M., Kader Benchiha, Slim, Dida Larbi, et la lignée des chebs, Naam, Mimoun, Yacine, Mohamed El-Abbassi… A ces derniers, s’ajoutent les Bensmicha, Bensaïd, Brahim Tsaki, Chouat, Mellak D., Kazouz M., Benzerga M’hamed, Ourad Boumediène, etc. Les célèbres troupes modernes, à commencer par Basil Session des années 60, les Drifters, une longue histoire méconnue avec, l’on signalera, le décès des trois frères Attar (Kamel, Faïçal et Réda). The Figures, Red Star, Aigles noirs, les Jaguars, les Kamels, de Africa… à Raïna Raï, Tessala Entreprise, Essadimiya (genre Nass el-ghiouan-Djil ala) , il y aussi Feu Benaoum Azzedine ravi à la fleur de l’âge, Bouzid de l’ex sonelec Eddine A., Moulshoul, Mahmoudi, Bouanani, Bensenada, feu Assou Nasser, Bachir Bouidjra A. La liste des artistes est longue, tout ne peut se ranger facilement, des lacunes fort compréhensives subsisteraient, nous l’avons dit plus haut. Les artistes des troupes modernes sus-citées avaient pour noms feu Wassini, feu Bouhadji connu par « Lary », on signalera les frères Boughrara, Aboura, Sekkal F., Badsi, Kebbach Kada qui interprétera magistralement « Ya zina diri latay, zin ezzin saken Sidi Yacine », feu Naïb Noreddine, fils de Cayassone (calle del sol), Rouis, Draa Nasser, Kerkoub Ali, le dynamique Hanitet Mokhtar, qui ambitionne légitimement de créer un syndicat des artistes, a-t-on appris. L’on citera également Bahous Moulay, les Djellouli et naturellement Bachi Bensaad Bouzid, le pianiste Raïs établi à l’étranger, Bahi Zouaoui, Mamoun Saïd, Ghomari A., Amara M. Taieb, Brahim Abdelkader, feu Feddal Kacem, Djilali, Djelouli Hachemi, Chikhi Tarek, Bouchentouf, aux professeurs Illes Djeloul, feu Nebbal Cheikh, feu Bedjaoui Abdelkader, Souna, Borsali, outre cela, il est judicieux d’évoquer le ballet de Sidi Bel Abbes avec Reguig rachida, et également Khodja Abbassia et autres danseurs….plus loin dans le temps, on nous citera la célèbre troupe El-Afrah, au Cheikh Hattab, à la lignée des chebs Mimoun, Yacine, Naam, Kambouz Mohamed qui s’active énormément et qu’on croise chaque jours du coté de café Balbek avec notre cher ami Mustapha B (Journaliste). Le sculpteur Nouara Tayeb n’a pas été oublié en cette occasion, on ré-évoquera cet ex-PPA militant nationaliste de la première heure et sculpteur de renom, ex-hôte et aussi ambassadeur de l’Algérie indépendante dans plusieurs capitales étrangères où ses belles œuvres étaient exposées au public. Le défunt artiste a été interné dans la célèbre prison de Bossuet (aujourd’hui Daya), il est décédé, le dimanche 13 décembre 1998, dans sa ville natale. En cette mi-décembre indélébile qui a vu les Madani, Boumlik Abdelkader, l’un emporté par la maladie, l’autre guillotiné à Oran un certain 4 décembre 1956… Tous nous ont quittés. Feu Nouara Tayeb est né à Sidi Bel-Abbès en 1925. Il fréquentera l’école indigène de la « Graba », rejoindra le PPA et militera jusqu’à son arrestation. C’est en prison qu’il parachèvera ses oeuvres. L’on ajoutera Saïm Lakhdar, artiste patriote qui a connu la prison de Baudens (aujourd’hui Caïd Belarbi). Lakhdar a été aussi l’un des rares auteurs-interprètes algériens à tutoyer les grands chanteurs arabes de l’époque, Mohamed Abdelwahab, Farid el-Atrach, Abdelaziz Mahmoud, Mounir Mourad, Abdelghani Sayed et beaucoup d’autres. Saïm Lakhdar, qui s’était très tôt épris de la chanson orientale dont il s’inspirait dans ses compositions musicales, réussira la composition d’intéressants morceaux de musique adaptés au genre oranais et qui s’apparentaient à la musique orientale par l’utilisation du quart de note, inconnu chez les Occidentaux. L’ancien scout que fut l’artiste belabbésien était également connu comme auteur dramatique, pour avoir écrit des pièces tout comme des chansons, à la gloire de la patrie. Le regretté Lakhdar naquit le 12 septembre 1912. Il fera l’école coranique avant de se faire inscrire dans un établissement primaire. La nécessité d’aider à subvenir aux besoins de sa famille le contraint à quitter prématurément les études. Et comme un malheur arrive rarement seul, Lakhdar se voit dans l’obligation, indique une source, de prendre en charge sa famille dont il était l’aîné. Il ne fera pas de grandes études mais il était doté d’une grande culture, nous l’avons côtoyé dans la rue Mazagran en tant que voisin de votre serviteur. Toutefois la vie au quotidien et le scoutisme lui enseigneront ce qu’il n’aurait pas appris à l’école. Saïm Lakhdar, le chanteur à la belle voix chaude et pleine, excellera dans les chants patriotiques. Il compose et chante « Farhatna bil Ghaïb » (célébrons l’absent). C’est ce qui lui vaudra d’ailleurs, l’arrestation par les éléments des forces d’occupation qui l’interneront au camp de concentration de Baudens, 18 kilomètres du chef-lieu sur l’axe Saïda. La prison ne découragera guère l’irréductible nationaliste, qui non seulement reprendra ses hymnes à la gloire de la nation algérienne qu’il diffusera dans les milieux de la jeunesse belabbésienne, mais récidivera quelque temps après par le théâtre. Il réalise cette fois-ci « Houkoum essam », une pièce pour laquelle il se fera embarquer une seconde fois, et très vite, par les policiers français. C’est en prison qu’il a composé « Ya raïhin esalou ‘alih » et « El Ghaïb tal erjou’ ». Des paroles qui n’étaient pas sans évoquer la situation dans laquelle il se trouvait en compagnie de centaines d’autres Algériens, indique toujours la même source. L’auteur dramaturge s’est vu confier la gestion du théâtre local. Il militera dans une des cellules de la kasma FLN jusqu’à son décès en début juillet 1988.

Force est de relever que cette grande saga des artistes locaux, qui furent souvent les dignes ambassadeurs de la culture nationale, reste à faire connaître, c’est ce que nous tentons d’entreprendre avec toutes les réserves voulues ou inhérentes à ce type d’exercice où plusieurs générations se sont succédé qu’ils soient musiciens, peintres, poètes, etc. A cet effet, nous avons pu identifier quelques brèves informations, à commencer par le virtuose Abdellaoui Cheikh.

Ce natif du 4 mai 1945, grand guitariste, enseigna la musique dans plusieurs régions du pays, connut une période féconde lors de son passage à la radio. Sa rencontre avec Rahal Zoubir a été décisive, indique l’écrivain Achour Cherfi. Il composera pour Zoubir R. de belles chansons « Galbi madjrouh », feu Sabah Esseghira bénéficiera de ses compositions, Mustapha Zemirli, Djahida, Souad Bouali le firent également. De la radio, le virtuose belabbésien passera au théâtre où il signe les musiques des grandes pièces de feu Alloula Abdelkader ; Boualem Hadoun et feu Kaki ont été destinataires de ses loyaux services, indique la même source. Outre Abdellaoui Cheikh, feu Bachir Fekih, Zaïdi Yacine, le metteur en scène Ziani Cherif Ayad, très connu par Hafila Tassir Doussas (ex-agent communal) l’andalou a eu et possède à ce jour de dignes interprètes. Il y a eu aussi Djili Sadek, père de « K ». l’on citera feu Cheikh Abdelmoula, suivi d’autres chantres locaux. De son vrai nom Sensaoui, Cheikh Abdelmoula fut un très grand interprète du bédouin oranais. Les poésies des icônes locales M. Benharrat, Belkadi B., Belhadri Khodja furent admirablement chantées. Son premier 78 tours a été enregistré en 1954. Feu Abdelmoula brillera dans d’autres registres du bédouin tels el-mkhazni, el-guebli, el-amri, el-mazouni. Feu Gadi Tayeb, un ould bled, dit-on, fournira de multiples textes au grand Cheikh Abdelmoula qui sera suivi par d’autres figures artistiques où l’on indiquera feu l’artiste M’hamed Benzerga, originaire de Belarbi ex-Baudens, 18 km du chef-lieu de wilaya, de la tribu des Nedjaaja. Il est né en 1936 et décède tragiquement le 8 août 1959 à la suite d’un accident de la circulation, il y a de cela 50 ans. Il va marquer pour longtemps deux générations d’Oranais.

Ecrivain public à Oran comme son ami feu Ahmed Saber, il taquine aussi bien la musique que le théâtre. Benzerga enregistre en 1957 aux éditions Tam Tam à Marseille son premier disque, puis le reste de sa production aux éditions Dounia. Sa trajectoire fulgurante, qu’un accident de voiture arrêtera brutalement en 1959, lui conférera l’aura d’un James Dean de la chanson que les Oranais continueront à entretenir à travers son célèbre « Nebghik nebghik, omri ma n’selam fik » (Je t’aime, je t’aime, je ne renoncerai jamais à toi). Parallèlement au développement de cette chanson moderne, il y avait la guerre de libération nationale, on s’attaque à la morale du peuple algérien, car les assauts de la colonisation sont dans ce cas particulier portés contre la jeunesse.

Malgré cela, la radio et les débuts de la télévision (1957) vont faire connaître beaucoup de ces jeunes chanteurs et participer à leur promotion, l’on relèvera que les M’hamed Benzerga, Meriem Abed, Hadjira Bali, qui mourra tragiquement quelques années plus tard, se produisent avec les Remiti, Blaoui, Fadila Dziria et El-Anka tous de l’émission Rythmes et Chansons enregistrée à la salle Ibn Khaldoun (ex-Pierre Bordes) à Alger, de 1958 à 1962. Benzerga restera le chanteur qui raconte le quotidien et le vécu du petit peuple à un moment fort de son histoire. L’on ajoutera Cheikh Djilali Zineddine, feu Hamidouche, Cheikh M’kalech, feu Dziri Kadri. La liste est longue et promesse est formulée, car l’on n y reviendra INCHAALLAH… et si les lecteurs(ces) procèdent d’autres sources pour enrichir notre présent papier, la bienvenue est souhaitée.

Avant de souhaiter bonne lecture, je me dois de dire que c’est une publication qui n’est pas nouvelle, c’est la notre , même si elle n’est pas émargée dans d’autres organes.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=29183

Posté par le Juin 18 2013. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

5 Commentaires pour “6e édition du rai à Sidi Bel-Abbès Le Festival du 1er au 6 juillet Derriere cette manifestation une lignée d’artistes”

  1. kaabi nory

    une palette

  2. Mourad

    La date choisie n’est pas la meilleure..Quelques jours avant Ramadhan..Pourquoi ne pas le faire en Mai ? Puisque de toute façon il y a des afficionados de ce genre de concert..Combien cela va t il couter à l’état ? Y aura t il des dépassements ? ( beuveries, bagarres, zetla..)
    Allah idjib el khir

  3. el match mabiou

    de quel rai vs parlez ,pourquoi les autres villes n’organisent elles pas ce carnaval ,il a ete rejete par ORAN et expedie chez la ville de tous les rebus,cessons de de nous denigrer au vu et au su des autres villes du pays ,a chaque fois on nous sort un festival au rabais ou un reportage televise pour salir notre ville et ses riverains .arretez votre char bidasse ,parole d’un vrai authoctone pas d’un TAIWAN.

  4. AIGLE

    UN FESTIVAL DE LA DÉPOCHE LA VEILLE DU MOIS SACRÉE ALLAH YAHDINA

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