La Voix De Sidi Bel Abbes

5 juillet: À Alger, El-Hadj Mhamed El-Anka chantait El-Hamdoulillah mabquach istiâmer fi-bladna

5 Juillet 1962 -5 Juillet 2014. Cinquante-deux ans se sont écoulés depuis la célébration de cet événement historique : l’Indépendance de l’Algérie ! Une indépendance arrachée aux prix d’un lourd tribut consenti par nos glorieux martyrs après une longue et âpre lutte menée contre les forces d’occupation françaises.
À Alger, ce 5 Juillet 1962 fut une journée mémorable ; comme ce fut le cas d’ailleurs dans l’ensemble des villes et villages du pays.
Ce jour-là, des citoyens habitant les différents quartiers de la ville, principalement ceux de Bab El-Oued, La Casbah et Fontaine Fraîche, se sont rendus en masse dès les premières heures de la matinée, à la place des Martyrs où a eu lieu un imposant rassemblement.
Des femmes drapées de leur haïk, hommes et enfants tenant dans leur main droite, des drapeaux aux couleurs nationales, fredonnaient des chansons patriotiques, telle Min Djibalina Talaâ Sawat El-Ahrar, et scandant des slogans en hommage aux martyrs de la glorieuses Révolution du 1er Novembre 1954, qui ont sacrifié leur vie pour que vive l’Algérie libre et indépendante.
Jeune adolescent que je fus (j’avais, à cette époque, dix-huit et demi), j’avais participé à ces retrouvailles entre la génération de Novembre et celle de l’Indépendance et dont les souvenirs seront marquées à jamais dans ma mémoire.
En effet, toute cette population massée sur cette place face à l’Amirauté avait célébré, comme il se doit, cet événement historique : le 5 Juillet 1962, se tenant la main dans la main, avaient chanté et dansé durant de longues heures. Les youyous des femmes fusaient de partout. Tout le monde était de la fête, heureux et joyeux ! Ce fut une ambiance «bon enfant, conviviale, chaleureuse et fraternelle !»
L’après-midi, aux environs de 15 heures,  des centaines de  personnes, les adultes tout particulièrement, se rendirent au quartier de Bab El-Oued, plus exactement à la salle Majestic (actuellement salle Atlas), pour assister à un gala artistique animé par le grand maître de la musique chaâbi, le défunt Hadj M’hamed El-Anka Celui-ci avait interprété, à cette occasion, une chanson patriotique, El-Hamdou Lillah mabquach eistiâmer fi-bladna, suivie d’une célèbre qacida, Arbiâya.
Les festivités marquant la célébration de la fête de l’Indépendance ont duré trois jours sans interruption au centre-ville d’Alger et les quartiers périphériques, comme Belcourt, Clos-Salembier, Hussein-Dey…

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Posté par le Juil 4 2014. inséré dans ANNIVERSAIRES, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

11 Commentaires pour “5 juillet: À Alger, El-Hadj Mhamed El-Anka chantait El-Hamdoulillah mabquach istiâmer fi-bladna”

  1. OUERRAD

    LES liesses de ce jour sont inoubliables , je les revois jusqu à ce jour .Une atmosphere inoubliable , les gens qui fait cet evenement les vivants comme les morts , ne sont pas prets de revivre le meme instant , sans se dire si c etait à refaire ??
    Helas , les choses ont pris une autre tournure , et les predateurs venus d OUJDA ont tout gache.
    Quelques temps seulement apres , j ai vu encore enfant , avec des yeux d innocent ,des jeunes de ce temps sembarquer pour aller sous d autres cieux .
    Pourtant ils etaient les premiers à festoyer , qui vers la FRANCE qu ils venaient de combattre ,qui vers la SUISSE . Ce n est que des annees apres que devenu adolescent j ai commencait à comprendre .
    Deux ou trois mois apres , des gens sont venus taper à nos portes , pour delester nos mamans de leurs bijoux .Je n oublierai jamais ce jour là où ma mere a enleve son collier de louis d or pour le remettre au soi disant :
    SANDOUK ETTADHAMOUN ????? OU EST IL ???? CE SANDOUK
    Malheureusement depuis ce jour nous vivons dans le mensonge .
    HASBIA ALLAHOU WA NI3MA EL KARIM

    • MADANI

      @ Ourred nous avons été les dindons de la farce monsieur et dire qu’à ce jour certains bebetes n’ont toujours pas compris le scénario de ces sois-disant révolutionnaires du mensonge et du vice

    • Ali

      Votre mère a donné ses bijoux Mr Ourred fi sabil Allah et elle sera surement récompensée par Allah car elle croyait sincèrement à la révolution comme ceux qui sont morts ceux là même qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre libres aujourd’hui!Mais nous qu’avons nous fait pour cette Algérie?

  2. abbes

    ALLAH YERHAM CHOUHADAS

  3. hamid

    Allah yerham les martyrs en ce jour glorieux

  4. gherbi sba

    un devoir de penser a ces chouhadas

  5. Mme CH

    Le 5 juillet ..!!! Eh bien, je vois qu’il a été fêté dans la sérénité loin des défilés, mais marqué par l’inauguration de plusieurs réalisations socio-économiques et culturelles….!!! Pourquoi, il n’y a pas eu de grandes festivités…??? Plusieurs explications peuvent être étalées mais bon….!!!!

    Pourtant, on aurait aimé avoir un défilé où seraient invitées les armées de pays frères et amis…!! Même une troupe de l’armée française serait la bienvenue pour fêter avec nous ce jour de libération du joug colonial…!!!!

    En ce 5 Juillet 1962, l’Algérie célébrait dans une immense exaltation populaire son indépendance douloureusement acquise.Nulle autre manifestation de joie ne peut égaler, durant ces 52 dernières années, celle qui a marqué la journée de l’indépendance. Tout à fait normal, puisque les Algériens venaient de sortir d’une horrible guerre qui leur aura coûté, plus que les souffrances et l’humiliation, la perte de millions de leurs proches. Pourtant Durant les sept longues années de guerre, la France n’a épargné aucun moyen pour opprimer et étouffer la révolte du peuple algérien. L’usage systématique de la torture, liquidations physiques, punitions collectives, exécutions sommaires, déportations, l’armée française s’est distinguée par une barbarie qui, tout en suscitant l’indignation et la réprobation de la communauté internationale, n’a fait que renforcer le désir et la détermination des algériens à arracher leur indépendance…!!!
    En tout cas, même s’il n’y a pas de défilé cette année, la liesse du 5 juillet 1962 demeurera à jamais gravée dans la mémoire collective nationale, même pour ceux et celles qui ne l’ont pas vécue, car, elle traduit non seulement le sentiment que l’on peut, enfin, vivre librement mais aussi et surtout, la fierté de retrouver une dignité bafouée pendant 132 ans d’occupation coloniale horrible….!!!!

    « Elle signifie également que les sacrifices de tous ceux et celles qui ont eu à défendre le pays n’ont pas été vains. A commencer par les valeureux cavaliers Hadjoutes, les fantassins de l’Emir Abdelkader et les voltigeurs d’Icheridène, en passant par les grands chefs de la résistance populaire, sans oublier bien sûr les centaines de milliers de martyrs de la révolution de novembre et des tristes événements de mai 1945. Le 5 juillet 1962 est, à bien des égards, la victoire de tout le peuple algérien. »

    Maintenant, on doit mener un autre « combat » contre le ‘Sleeping partner’ et le néocolonialisme et ses orbitons: les Oursons en peluche, le News H, les manchots, les souris…etc…

    Allah Yarham Echouhadas…….Tahya El Djazaïr…..!!!!

  6. VDSBA

    la VDSBA et les APPS ont célébré le 5 juillet ce soir sur la place du premier novembre 54 Mr Adda B Tewfik se chargera du compte rendu ; des photos suivront

  7. Hechaichi redouane

    la chanson el hamdou lillah a ete interprete por la premiere fois le 4 juillet 1962 chez el hadj hamidou a scala a l occasion du bapteme de ses neveus omar et toufik

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