La Voix De Sidi Bel Abbes

Le cri de coeur de notre confrère Mouas .S :Le mérite et la compétence , crédo des nations civilisés

«Nous paierons trop cher le privilège d’être devenus des dieux par la puissance, avant d’avoir mérité d’être des hommes par la sagesse».
notre confrère MOUAS .SAID
Récemment un évènement local apparemment banal a suscité en moi un mélange d’inquiétude et de colère. Deux jeunes gens, l’un âgé de 22ans et le second de 28 ans ont décidé d’entamer une grève de la faim pour revendiquer – tenez vous bien- un emploi et un logement. En fait le rêve de tout algérien .Mais force est de reconnaitre que dans le contexte actuel leur action parait tout à fait normal .Mieux, elle provoque un sentiment de sympathie ; notamment de la part ceux qui ont réussi dans leur vie sans trop de peine, trop facilement. Quand d’autres ont dû s’échiner au travail, passer des nuits blanches et compter leurs sous pour s’offrir un coin de dignité .Il est clair que le mérite compris par les uns et les autres n’a pas la même signification en ces temps peu glorieux .Mais nous avons en partage un devoir envers le mérite : celui d’apporter individuellement notre part d’effort, aussi modeste soit –elle, pour contribuer à la construction du pays. Le droit au mérite doit découler de cet investissement personnel quoiqu’on pense les nombreux profiteurs du système. Réclamer à l’âge de la floraison les fruits de toute une vie comme le font ces deux garçons, n’est ni sensé ni conforme à l’ordre naturel des choses. Il reste cependant que devant les innombrables abus dont se sont rendus coupables les prédateurs du régime, tout un chacun pense qu’il est dans son bon droit de réclamer le prix du silence parce que les gouvernants ont trop longtemps montré le chemin dans un pays riche de son pétrole qui compterait environ 6.000 milliardaires. Mais il doit y en avoir certainement davantage.
Plus qu’on ne l’imagine. Car au premier cap du milliard déjà – le Smig de la fortune ? – la liste des richissimes qui essayent de passer inaperçus, est impossible á dénombrer. De la grande ville au petit coin de la Mitidja en passant par les bourgs frontaliers, ils essaiment partout ces nouveaux Crésus. En fait, dans notre société, il y a ceux qui vivent de leur sueur et ceux vivent de la magouille. Ceux qui ordonnent et ceux qui exécutent. Ceux qui pensent pour nous et ceux qui ne pensent pas du tout ; se contentant de ne penser qu’à eux-mêmes. Le monde est ainsi fait. Il reste que face à cette fatalité nous possédons en propre une gênante mais vraiment gênante tare qui semble alimenter tous nos maux. Combien d’entre nous ont mérité leur sort au pays des miracles (BLED EL MOUAADJIZATE) devenu aussi le pays de la débrouille (BLED EL KAFZETE) ? Une bonne question en cette ère de fortes turbulences. De qui mérite-t-on le plus ? De sa ‘’ noble » naissance ? De sa tribu ? Du hasard ? De ses reniements assumés ? De son talent personnel ? La notion de mérite renvoie immanquablement à l’idée de récompense, de gratification pour un travail accompli, d’efforts couronnés par le succès et la richesse honnêtement accumulée .Elle se mesure à l’aune des valeurs que chacun porte en soi et qui lui permette de se singulariser au milieu de ses pairs. Une société qui n’honore pas l’effort dans tous les actes de la vie a peu de chances d’assurer le bonheur de ses membres. Elle est irrémédiablement condamnée à la déchéance, à la ruine. A voir autour de nous comment les gens emploient leur énergie pour se frayer un chemin dans le maquis de nos turpitudes juste pour profiter du système, on reste sidéré par l’ampleur des dégâts collatéraux. Nous souffrons davantage des bêtises des autres que de nos propres tares. La démocratie dont se prévaut l’Etat, n’a de sens que dans une méritocratie, autrement dit dans un mode de gouvernance porté par des hommes choisis selon leurs aptitudes et leurs capacités à susciter le progrès et les changements dans tous les domaines.

Selon le principe de Peter, chaque individu à un moment de sa vie professionnelle atteint son niveau d’incompétence au-delà duquel il ne peut plus avancer. Hélas, voilà une théorie qui résiste mal aux mœurs politiques en vogue parce qu’ils sont légion ces maîtres imposés, flagorneurs, roublards, débrouillards, prêts à griller les étapes sans autre bagage que leur ticket de dérogation. Dans les sociétés contemporaines soucieuses de leur développement les concepts de management, gestion des ressources humaines, évaluation cognitive ou compétence transversale, ont acquis depuis longtemps droit de cité. Le destin des communautés est effectivement dépendant des élites saines, patriotiques qui cultivent un sens aigu du devoir, participent efficacement à la marche de l’histoire. Le mauvais choix des hommes a entrainé de graves préjudices aux peuples qui n’ont pu conquérir pleinement leur souveraineté. Dans le bilan de nos échecs, le sentiment d’amertume aussi dérisoire que nos vanités nous ramène à cette lancinante question : qu’a-t-on fait pour encourager les meilleurs travailleurs à devenir encore meilleurs ? Le parachutage, le népotisme, le parrainage et la cooptation des « copains et coquins » souvent liés à des visées corruptrices ont considérablement affaibli nos capacités nationales. Au nom de toutes les légitimités et notamment le mérite « révolutionnaire » transformé en legs qui a servi de tremplin à des destins obscurs. En parallèle, d’autres territoires (partis politiques, syndicats, œuvres sociales, organisations de masse, médias, directoires et autres associations phagocytées par les partis politiques…) se sont érigées en pôles d’influences assimilés à des rampes de lancement.
D’où les carrières stupéfiantes de nombreux ‘’mongoliens » de la politique dont certains sont devenus ministre. L’image que nous ont renvoyée les législatives du 10 Mai est amplement édifiante á ce propos. «A force d’accepter les honneurs on finit par croire qu’on les mérite» avait écrit Gilbert Cesbron dans ‘’Mourir étonné », un titre qui pourrait s’appliquer à bon nombre de responsables…
Ce faisant, on a souvent « récompensé les apparences du mérité que le mérite lui-même » pour reprendre le bon mot de la Rochefoucauld. La « noble » naissance ou le lieu de naissance ou encore un voisinage providentiel peuvent s’avérer des atouts décisifs dans un parcours existentiel jusque là pauvre en satisfécits.
Les divisions sociales volontairement non codifiées n’ont eu de cesse d’affaiblir le sentiment communautaire et de provoquer parmi un grand nombre de travailleurs dévoués à la cause publique, lassitude et découragement. Qui ne se souvient pas des fournées de militants du comité central (C.C) du FLN intronisés au grade de « Cadre Supérieur de la nation » juste avant la fin de règne annoncée du parti unique ? Cohortes sorties sur la pointe des pieds avec un statut arraché, presque volé, qui allait ouvrir la voie à la surenchère. La curée en catimini arrosera tous les « enfants du système » bien avant l’apparition du célébrissime et soporifique « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Le « pourquoi lui et pas moi » revendiqué à l’aune du planton devenu VIP (Very Important Personnage) a précipité sur les décombres du mérite et de la compétence, l’avènement d’une nouvelle race de politicards, cadres syndicaux et représentants, du peuple qui à la faveur des opportunités électorales peu exigeantes en matière de critères ont surgi de derrière les fagots le cigare à la bouche et le ventre prospère pour brûler la politesse aux jeunes élites désargentées et acculées à la marge politique. La logique du pouvoir veut que ceux qui le détiennent, résistent. Les puissances financières érigées à l’ombre de l’économie de Bazar ont tissé des liens étroits avec les cercles de décision notamment au niveau des localités de l’intérieur du pays.

Les marchés publics aiguisent les appétits et par le jeu des influences se concluent souvent au profit des mieux soutenus au lieu des mieux « disant ». C’est pour cela que les cénacles politiques tels que l’APN ou le sénat sont courtisés par les hommes d’affaires. Les partis-godillots fourmillent de cette gente à la recherche de relais efficaces. Les formations politiques, plus nombreuses que jamais depuis qu’une cynique règle a ouvert la porte à n’importe qui, capable de rassembler 15 personnes et de créer une entité organique agrée, se sont transformées au fil du temps en caisses de résonance affiliées aux équipes au pouvoir dans l’unique but de profiter à fond de la rente. C’est dommage pour la démocratie avec un grand « D » parce que les contre – pouvoirs, les vrais, sont nécessaires pour empêcher les dérives et consolider l’état de droit. Aujourd’hui il suffit de quelques mois de militance, d’un peu d’entregent et de beaucoup de générosité surtout, pour concrétiser ses rêves. «L’argent mène à tout a condition d’en sortir… beaucoup» nous enseigne l’adage.
Combien de cadres valeureux, honnêtes et loyaux ont été poussés vers la porte de sortie parce qu’ils ne répondaient pas aux attentes des décideurs ou avaient refusé de servir de bouc-émissaires. Assailli quotidiennement par des coups de téléphone venus d’en haut, un brillant responsable m’a avoué un jour qu’il pouvait à la limite satisfaire certaines demandes si les « recommandés » avaient le niveau requis mais c’était rarement le cas. Comme on s’en doute il n’a pas duré longtemps à son poste. Il paraitrait que les champions de la « perche tendue » se comptent parmi les élus nationaux dont la proximité avec les ministres est perçue comme une vraie aubaine lorsqu’il s’agit de régler un problème personnel qu’un WALI scrupuleux ou un responsable local retors n’a pas voulu prendre en charge. Ainsi le mérite est souvent victime de la complaisance de ceux qui ont profité de la complaisance des autres et qui n’en connaissent pas le poids. L’intelligentsia qui a refusé d’entrer dans le labyrinthe des sectarismes a été contrainte à l’isolement ou a choisi l’exil parce qu’il s’est trouvé sur son chemin des chefaillons sans esprit, incapables de reconnaître leurs mérites ; par orgueil ou par crainte. La forme de corruption la plus insidieuse et la plus répandue consiste a placer aux postes clés des ministères ou des instances de la wilaya , là où se concluent les arrangements, notamment les marchés publics, des sous – traitants obéissants, sans génie, prêts à répondre à toute sorte de sollicitations. Le chiendent au fil au temps a provoqué des ravages insoupçonnés: mauvaise gestion, dilapidations, révoltes et marginalisation des cadres compétents et honnêtes. Nous avons une pieuse pensée, en ces moments de grande incertitude, pour tous ces authentiques et brillants serviteurs de l’Algérie qui, à l’image du défunt Youcef Benoudjit ancien Wali de Boumerdès et de beaucoup d’autres commis de l’Etat, sont partis la conscience tranquille, dans le dénuement presque.
Un bon thème d’étude consiste rait à dresser le profil type de personnes condamnées pour malversations ou détournements. Dans la majorité des cas ils présentent une ou deux particularités en commun : faible niveau scolaire et/ ou promotion « boostée ». De ce fait même s’ils admettent l’illicéité de leurs actes, ils ne savaient pas en revanche mesurer les risques d’une opération frauduleuse vu leurs limites professionnelles. Tout leur paraissait simple et évident jusqu’au jour où un contrôle inopiné découvre le grain de sable qui coince. Le voleur compétent lui anticipe les scénarios et arrive à passer entre les mailles du filet. Un agent des PTT qui ‘’ pompe ‘’ dans les livrets d’épargne et l’employé qui traficote les comptes d’une banque et dont les mérites usurpés, chez l’un comme chez l’autre, sont dus à leurs appuis, ont ceci en partage : ils ont abusé de leur ignorance. Et Dieu seul sait, combien d’habiles escrocs passés par les institutions de l’Etat et jamais découverts, ont pris une retraite dorée en attendant le jugement dernier.
Dans les systèmes économiques performants les recrutements et les promotions internes obéissent á des pré-requis conformes aux profils demandés .On ne transige pas avec les critères et tout un chacun est évalué en fonction de ses capacités et de ses résultats .Le management des ressources humaines constitue l’essence même du fonctionnement des organismes et institutions. Un exemple édifiant : une parente, cadre au siège parisien d’une grande multinationale a été tout simplement remerciée après avoir suivi obtenu un diplôme d’études approfondies pour cause de sur-compétence. Chose qui ne risque pas de se produire chez nous où dans certains secteurs comme la sécurité sociale ou le Ministère de la Santé l’on n’a pas trouvé mieux que de nommer á la tête de structures techniques exigeant des compétences spécifiques des médecins généralistes ! Pourquoi, bonté divine, pense-t-on qu’un  »toubib » pour lequel l’Etat a dépensé un argent fou dans le but de soigner ses concitoyens, est plus utile derrière un bureau que dans un hôpital ? Des aberrations de ce genre sont également légion notamment au niveau des bénéficiaires des dispositifs d’insertion des jeunes sortants de l’université ou des entreprises publiques stratégiques comme Sonatrach ou Algérie –Télécom secouées toutes deux par une série de scandales .Tous les ministères sans exception, possèdent des organigrammes extrêmement fournis où il est loisible de mettre au chaud n’importe quel recommandé du sérail. Les départements de la jeunesse et des sports, de la culture, du tourisme, de la PME, de la Culture, des affaires sociales et de la santé notamment, ont pâti de ces nominations ‘’ affectives » faites au mépris du bon sens parce que le clientélisme politique s’est tout simplement substitué au mérite. Et c’est ce qui explique en grande partie l’échec consommé des politiques de développement en dépit de colossaux budgets consentis au profit de ces secteurs. Il est admis par la science dialectique qu’un système rentier encourage l’incompétence, le pouvoir des réseaux et…la fainéantise. La rente est un pied de nez fait à l’effort. D’où la frénésie qui s’est emparée de certains corps professionnels et franges sociales qui tiennent mordicus à tirer le maximum de cette manne quitte à mettre en péril l’avenir des générations.

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Posté par le Sep 27 2012. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

69 Commentaires pour “Le cri de coeur de notre confrère Mouas .S :Le mérite et la compétence , crédo des nations civilisés”

  1. bendida

    la majorite des gens n ont pas peur d allah

  2. hami de sba

    un cri de dénonciation sur le systéme en place

  3. Albarracin deSBA

    Vous êtes un « GRAND  » Monsieur Mouas Said!

  4. OULD HAMA

    Les critiques sont à tous les niveaux mais il faut rechercher les solutions ou les remèdes pour que notre pays fonctionne et se développe convenablement.

  5. Un parmi d'autres

    La vie sociale en Algérie est très épineuse et on ne cessera de le dire tout va très mal et le pauvre citoyen traine à survivre .
    Voilà une semaine que la ligne géné phonique d’un ami est en dérangement et qu’attendent les service technique pour la rétablir et bien tout simplement parce que chez nous nous avonsdes bras cassés comme à tous les niveau de la sociétéet tout va mal depuis qu’on a vu ce soit disant jour de cette liberté tant voulue et tant attendue.
    Malheureusement la barre ne se redressera plus jamais et le pays est comme un rafio qui a eu une brèche en 1962 et que cette brèche s’est ouverte encore plus et que l’eau la inondé et qu il sombre SAUVE QUI PEUT sans aucune bouée de sauvetage.

  6. a.Dennoun.

    Cet assistanat n’est autre que la corruption officialisee par l’etat lui meme.
    Un peuple qui ne s’exprime pas en utilisant tous les moyens pour se faire entendre,n’obtiendra abosulement rien.
    Sachant que le tier est corrompu,le reve d’une Algerie prospere s’evapore.
    Merci Mr Mouas pour votre courage d’etaler ce qui fait defaut chez nous.
    A.D

  7. benhaddou boubakar

    si les citoyens ont trouvè devant eux des « gouvernants competents »,je pense pas qu’on soit arrivè la ! malheureusement le constat est la! ni le socialisme ,ni le capitalisme ni rien du tout! :justice sociale et la loi au dessus de tous sans exeption; c’est le manque de civisme et la « foi » en dieu . bon il y’a d’autres phenomenes qui ont poussè notre pays a se degringoler aussi vite,tout le monde les connait,on ne peut changer une mentalitè dèja enracinèe! c’est « mesmar djeha » ,vous l’avez devinè !

  8. MIMOUN

    le mérite est un droit qu’on acquit avec la grande connaissance approfondie et la compétence est l’aptitude reconnue pour traiter une question pour accomplir un acte d’expertise ou de qualité qui facilitera une sortie accessive. Les hommes qu’il faut ne sont pas à la place qu’il faut et c’est la raison pour laquelle notre pays trouve des difficultés pour avancer convenablement et la preuve c’est qu’ après 50 ans d’indépendance et au lieu de parler des choses plus intéressantes pour notre pays on parle actuellement de nettoyage

  9. Un parmi d'autres

    Quand je pense à ce qu’endure le peuple Algérie de cette viesociale qui l’éttoufe je pense à certains pays qui ont vécu un situation sociale ahurissante au point de ne trouver rien à se mettre sous la dent et lorsque ce peuple de prolétaire n’en pouvait pas de la situation dans laquelle il se trouvait alors il sortait dans la rue et croyez-moi qu’au bout du compte il y-avait gain de cause et. Il entamait la chanson

    C’est la lutte finale
    Debout ! les damnés de la terre
    Debout ! les forçats de la faim
    La raison tonne en son cratère :
    C’est l’éruption de la fin
    Du passé faisons table rase
    Foule esclave, debout ! debout !
    Le monde va changer de base :
    Nous ne sommes rien, soyons tout !

    Refrain
    C’est la lutte finale
    Groupons nous et demain
    L’Internationale
    Sera le genre humain.
    Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
    Ni dieu, ni césar, ni tribun,
    Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
    Décrétons le salut commun !
    Pour que le voleur rende gorge,
    Pour tirer l’esprit du cachot
    Soufflons nous-mêmes notre forge,
    Battons le fer quand il est chaud !

    L’Etat opprime et la loi triche ;
    L’Impôt saigne le malheureux ;
    Nul devoir ne s’impose au riche ;
    Le droit du pauvre est un mot creux.
    C’est assez languir en tutelle,
    L’égalité veut d’autres lois ;
    « Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
    « Egaux, pas de devoirs sans droits ! »

    Hideux dans leur apothéose,
    Les rois de la mine et du rail
    Ont-ils jamais fait autre chose
    Que dévaliser le travail ?
    Dans les coffres-forts de la bande
    Ce qu’il a créé s’est fondu.
    En décrétant qu’on le lui rende
    Le peuple ne veut que son dû.

    Les Rois nous saoulaient de fumées.
    Paix entre nous, guerre aux tyrans !
    Appliquons la grève aux armées,
    Crosse en l’air et rompons les rangs !
    S’ils s’obstinent, ces cannibales,
    A faire de nous des héros,
    Ils sauront bientôt que nos balles
    Sont pour nos propres généraux.

    Ouvriers, Paysans, nous sommes
    Le grand parti des travailleurs ;
    La terre n’appartient qu’aux hommes,
    Le riche ira loger ailleurs.
    Combien de nos chairs se repaissent !
    Mais si les corbeaux, les vautours,
    Un de ces matins disparaissent,
    Le soleil brillera toujours !

    Et croyez-moi que je l’ai vécu lors de la fameuse manifestation de mai 1968 ,ou le résultat était au goût des ouvriers et des étudiants .

    • Danielle B

      bonjour mr un parmi d’autres
      et vous trouvez que mai 68 a été une bonne chose pour la france?????????????????????????????????????
      j’ai constaté pour ma part que c’était le début de l’anarchie, nous voyons le résultat aujourd’hui

      • Frère

        Salam
        En mai 1968 j’avais à peine 15 ans, je me souviens de cette anarchie qui régnait à Paris, je venais juste de débarquer d’Algérie pour quelques jours de vacance chez mon frère à Saint germain en laye.
        Le souvenir est vivace de ces évènements douloureux qu’a vécu Paris en cette période.

        • Danielle B

          rebonsoir Mr Frère
          il n’y a pas que Paris qui a souffert en 68
          j’habitais Toulouse et je peux vous garantir que ce n’était pas la joie, c’était la débacle dans bien des domaines, tout le monde faisait n’importe quoi et on se demandait ce que le jour suivant allait nous apporter comme catastrophes, c’est à partir de cette année-là que les choses ont commencé à se dégrader dans ce pays et depuis seuls les inconscients ou ceux qui en ont tiré profit peuvent dire le contraire
          amicalement et bonne soirée

          • Mohammed.G...

            Bonsoir Danielle.B,
            Nos eaux limpides n’ont pas été troublées jusqu’à maintenant,espérons que ça continue!!
            Bonne soirée Mme !!!

            • Danielle B

              bonsoir mr Mohammed G
              pourquoi le seraient-elles????? tant que nous continuerons à nous respecter mutuellement il n’y a pas de raison pour que nous nous fachions vous êtes bien d’accord??? (rires)

            • Frère

              Salam si Mohamed G
              Nager dans les eaux troubles des lendemains
              Attendre ici la fin.
              Flotter dans l’air trop lourd du presque rien
              A qui tendre la main ?
              Si je dois tomber de haut, que ma chute soit lente
              Je n’ai trouvé de repos que dans l’indifférence
              Pourtant, je voudrais retrouver l’innocence
              Mais rien n’a de sens, et rien ne va
              Tout est chaos à côté
              Tous mes idéaux : des mots Abîmés…
              Je cherche une âme, qui pourra m’aider
              Je suis d’une génération désenchantée
              Si la mort est un mystère, la vie n’a rien de tendre
              Si le ciel a un enfer, le ciel peut bien m’attendre
              Dis moi, dans ces vents contraires comment s’y prendre
              Plus rien n’a de sens, plus rien ne va.Cordiales salutations

              • Mohammed.G...

                Merci,Frère, et espérons que cette fraternité dure le plus longtemps possible,loin du ‘mauvais oeil’ comme on dit chez nous!!
                Bonne soirée Frère!!

              • Danielle B

                trés joli votre poème Mr Frère
                mais quelle tristesse et quel pessimisme
                ne jamais désespérer voilà le mot clé, j’espère qu’il vous remontera un peu le moral
                bonne soirée
                amicalement

            • Danielle B

              bonne soirée à vous aussi mr Mohammed G
              amicalement

          • Claude .B

            J’étais lycéenne en mai 68 , et vivait moi aussi à Toulouse ,je n’ai pas vécu cette  » apocalypse « que vous décrivez ,il y avait des difficultés ,des tensions ,des manifestations étudiantes et autres ,mais je me garderai bien d’adhérer à cette dramatisation excessive qui à mes yeux ne saurait être qu’un reflet partiel de l’actualité de l’époque .

            • Claude .B

              Ma réponse est destinée à Danielle B.

            • Danielle B

              rebonsoir Claude B
              j’avais raison, si vous aviez reconnu les faits concernant mais 68 m’aurait bien surprise, je n’ai jamais dit que c’était l’apocalypse tout de suite les grands mots
              j’ai dit que ce n’était pas la joie, il y avait des manifs dans les rues, et mon mari en rentrant le soir me racontait tout ce qu’il avait vu , entendu et vécu
              vous ne pouviez pas comprendre la gravité de la chose qui concernaient les adultes vous la lycéenne , à cet âge là on ne saisit pas la gravité de la situation, exactement comme moi en 61-62 en Algérie
              cordialement

              • Danielle B

                rebonsoir Claude B
                je me suis un peu emballée et je ne me suis pas relue mille excuses pour les fautes d’orthographe
                bonne soirée

              • mr OUHIBI REDA

                Le débat est trés riche , frutueux par nos amis lecteurs et aussi nos deux fidéles lectrices encore moins madame Giselle.Ne vous tracassez pas , vos réactions sont limpides nées de la spontanéité et ceci est visible VIVE LE DEBAT et bonne soirée

              • Claude .B

                J’ai vécu les mouvements étudiants en direct mon lycée étant à côté de la fac de droit ou ma soeur était étudiante ,nous prenions le bus matin et soir pour aller en cours ,nous étions au courrant de ce qu’il se passait ,nos parents nous tenaient informés ,la télé aussi ,nous ne vivions pas sous cloche protectrice ,la vie continuait …Mais à quoi bon………….

                • Mme mostefaoui SAB

                  MAI 68 est un moment de la tumultueuse période qui ne fut pas propre a nos amis Francais..Ces évenements se sont répétés sous d ‘autres formes regardez les indignés ..Mme CLAUDE B .par ses propos remet souvent et calmement les pendules a l’heure , ce n’est pas l’horloger…mais elle est témoin d’une époque sans paternalisme.Mes amitiés a toutes

                  • Danielle B

                    Bonjour Mme Mostefaoui
                    je crois qu’à l’avenir je vais faire comme Mme Claude B, avoir des propos trés calmes et mesurés, peut-être qu’à ce moment-là on me prendra au sérieux
                    contrairement à Claude je suis passionnée et j’exprime mes pensées comme je les ressens, si vous relisez mes réponses faites à Claude vous comprendrez, comme elle je ne crois faire preuve de paternalisme car je suis trés réaliste mais voilà je ne dis pas tout avec des termes choisis
                    amitiés et bonne journée

                • Danielle B

                  Bonjour Claude B
                  comme vous le dites si bien à quoi bon!!!! du moment où vous pensez détenir la vérité les discussions avec vous deviennent stériles, vous n’admettez pas que nous ayons vous et moi vécu la même situation mais de manière différente
                  soyez gentille à l’avenir d’éviter de me faire passer soit pour une affabulatrice ou pire une menteuse ,ce n’est pas la première fois que vous me contredisez sur ce forum, nous sommes peut-être passées toutes les deux dans la même rue en mai 68 mais à des heures différentes et où nous avons vécu des évènements différents??? qu’en savez-vous????, vous aviez quel âge 15-16 voire 17 ans, moi j’en avais 24 et à cet âge là on commence à voir les choses comme elles sont, ce n’était pas une guerre civile et si cela n’avait pas l’ampleur de ce qui se passait à Paris, c’était quand même une petite révolution reconnaissez-le
                  je voudrais juste ajouter que mes écrits sont sincères ils sont faits avec le coeur,et si je m’emballe quelques fois et que j’en rajoute (sang espagnol oblige) ce n’est jamais méchant, je ne suis pas rancunière et je n’ai jamais cherché à blesser contrairement à vous
                  à l’inverse de moi vos propos « trés mesurés » le sont avec votre cerveau, vous êtes trés instruite je dois le reconnaitre mais il vous manque cette petite étincelle « l’intelligence du coeur » qui fait que vous vous démarquez du simple mortel en voulant être une marche au dessus de lui, c’est dommage, depuis le début de mes interventions vous n’avez cessé d’être en contradiction avec mes dires
                  bonne journée madame, sans rancune

                  • Claude.B

                    Bonjour Danielle B ,
                    Comme a dit un homme politique célèbre « vous n’avez pas le monopole du coeur « ,je me permettrais d’utiliser sa phrase pour étayer mes propos :depuis le début j’ai joué cartes sur table ,sous mon identité ,et exclusivement sous le même pseudo ,j’ai dit qui j’étais ou je vivais ,et avais vécu ,quel avait été mon parcours ,dans le seul but d’entamer un dialogue ouvert et franc ,et non pas dans celui de me positionner au dessus de quiconque .Ce n’est pas ma nature , je suis plus modeste que vous ne semblez le penser ,et je n’ai pas besoin de cela pour me rassurer ,j’ai fait certes des études ,comme beaucoup de gens sur ce site ,j’en ai acquis une façon de m’exprimer que vous me reprochez depuis les premiers jours ,ces études m’ont permis d’avoir un emploi ,rien ne m’a été ni facilité ni donné ,pour rebondir sur le sujet de l’article dont vous nous avez éloigné en évoquant mai 68 ,j’ai beaucoup travaillé ,et ai obtenu ce que je possède par mon mérite et non par favoritisme.Mon métier m’a aussi habitué à la mesure .Donc ,s’il m’arrive de laisser parler mon coeur ,je peux aussi réfréner mes propos pour ,ne pas blesser ,ce que vous venez de faire à mon égard tout en vous en défendant .
                    Quand je commente ,c’est dans un but participatif ,et la contradiction fait partie des règles du jeu ,elle fait avancer le débat ,elle n’est en rien désobligeante sauf si votre assurance en vous même vous fait penser que vous ne pouvez qu’avoir raison ,que vous avez une vision complète et objective sur tous les sujets ,et que les autres ne peuvent se permettre de compléter ou être en désaccord avec vous .Si pour vous être contredite équivaut à être prise en grippe ,alors il n’y a plus de dialogue possible ,on se situe dans le monologue ,la pensée unique .
                    Donc ,madame ,je ne mets pas en doute votre sincérité ,je vous demanderais d’en faire de même à mon encontre .
                    Passez une bonne journée.

                    • Danielle B

                      Claude sachez que si j’ai changé de pseudo c’était par nécessité mes premiers propos sur ce site ayant été violemment contrés
                      ceci dit vous retournez mes paroles contre moi alors je n’ai plus qu’à ajouter
                      LE DEBAT EST CLOS EN CE QUI ME CONCERNE
                      vous venez de faire une grande lettre pour vous justifier ce n’était pas nécessaire
                      quant à en faire trop je constate alors que nous sommes deux mais moi à la différence de vous je le reconnais
                      bonne journée à vous aussi

                    • Danielle B

                      ah autre chose :
                      j’ai dit quelque part que j’avais le monopole du coeur?????????????????????????????
                      je n’écris pas pour m’attirer la sympathie de qui que ce soit ne vous en déplaise, vous me reprochez des propos blessants, relisez vous avant d’avancer de telles choses
                      je préfère ne plus converser avec vous dans la mesure où vous estimez que « VOTRE VERITE EST LA VERITE »
                      bonne journée

                    • Claude.B

                      Je pensais avoir été suffisamment explicite dans mes conclusions pour ne pas être tenue de préciser que ce débat était clos ,et surtout qu’il était le dernier entretenu avec vous .En effet ,le manque de pondération et de maturité est ,on ne peut plus dissuasif ,la maturité n’ayant d’ailleurs aucun lien avec l’âge .
                      Nous en resterons donc là pour le plus grand bien être des lecteurs /trices ,et le notre .

                    • Terkmani t gambetta

                      j’ai suivi le débat , mais je voudrai que la sagesse prime et ceci vous en convenez y va de la sauvegarde des amitiés naissantes;et Dieu sait en ce vendredi saint que le journal en a été trés utile.Trés bonne journée MADAME CLAUDE B

                    • Danielle B

                      tout à fait de votre avis puisque c’est moi qui ai mis fin à nos échanges
                      bonne journée

      • Un parmi d'autres

        Mme Danielle B bonsoir moi qui ai vécu ce moi pour être venu à Paris en stop avec des amis pour manifester l’égalité des droits obtention d’un bon pouvoir d’achat , les congés payés étaient de 3 semaines et pour certains c’était 15 jours par an les heures supplémentaires et on a eu gain de cause .
        Les accords de Grenelle : Une augmentation de 35 % du SMIC à 600 F par mois et de 10 % des salaires, la réduction du temps de travail, sont entre autre conclues lors des accords de Grenelle.
        Et pour vous en tant que femme il y avait me parti radical qui fut la MLF avec Simone de Beauvoir et son compagnon toujours actif que j’admirai en tant que philosophe et qui fut sur les baricade au coté de Daniel Cohn-Bendit, Alain krivine
        Et tant d’autres les congé payés ont été ramenés a 4semaines alors vous voyez que ce fut positif et le boulot courrait les rues les entreprises tournaient à plein régimes
        La ménagère remplissait son panier pour peu d’argent et beaucoup de choses ont été acquises et ont fait le bonheur des prolétaires.
        Cordialement

        • Un parmi d'autres

          Pardon j’ai oublié de mentionner le nom
          du compagnon de Simone de Beauvoir , le philosophe était Jean Paul Sartre.

          • frère

            Salam un parmi d’autres
            Vous avez oublié le plus actif à coté de Daniel cohn Bendit
            qui est Michel Field.
            cordialement

            • Un parmi d'autres

              À. Cette époque là Mr frère celui qui fut au côté de Daniel Cohn Bendit fut son ami René Riesel à Nanterre et le dirigeant de l’UNEF était Jacques Sauvageot .quand à Michel Field en toute sincérité on n’entendez pas parler de lui ce qui ne veut pas dire qu’il n’était pas impliqué et actif .
              Cordialement

              • Danielle B

                bonjour Mr Un parmi d’autres
                bien que je ne sois pas tout à fait d’accord avec vous et que les noms cités ne soient pas toujours une bonne référence pour la france, je respecte votre opinion
                d’autres se sont impliqués, et ils ont eu par la suite des postes hauts placés dans le journalisme ou la politique par exemple et sont devenus de vrais bourgeois à la place de ceux qu’ils ne voulaient plus à cette époque là, je ne cite personne en particulier car la liste serait bien trop longue
                amicalement et bonne journée

  10. meradi

    je trouve trés judicieux et bien recherché comme articles de la VDSBA et ce journaliste est trés direct sans concession sur cette mascarade qui sévit au pays.

  11. MIMOUN

    Tous les retraités sont remplacés par leurs enfants dans toutes les administrations qui sont devenues actuellement des héritages.
    Ou est le mérite et ou elle est la compétence.
    On continu toujours dans le mauvais chemin.

  12. Nasri

    Mr Mouas S. Salam
    Notre pays est toujours dans cet éternel changement vers l’économie de marché, qui doit se fonder sur des mécanismes concurrentiels dans tous les domaines, cohabitant une gestion administrée toujours dominante avec des ébauches de libéralisation, et le risque de passage d’un monopole public à un monopole privé hypothétique, du fait de la non mise en place d’une manière cohérente de dispositifs de régulation nouveaux de marché avec un rôle stratégique de l’Etat régulateur malheureusement celui ci est absent . Comme en témoigne le poids de la bureaucratie, la corruption , l’inertie du système financier, l’épineux problème de l’emploi et du foncier et enfin l’instabilité du système socio-éducatif, et la dominance des emplois/salaires rentes (sous-estimation du savoir) montrant l’absence d’une politique salariale fondée sur le travail et l’intelligence.

  13. MIMOUN

    SI NASRI SALAM
    Je suis d’accord avec vous ou le niveau de compétence répond au profil du poste ciblé mais généralement c’est pas le cas.
    Salutations amicales

  14. Danielle B

    bonsoir Claude B
    je cherche votre commentaire me concernant et je ne le trouve pas que désiriez vous me dire?????
    bonne soirée

    • Danielle B

      rebonsoir Claude B
      sans vouloir vous contrarier et bien que je n’ai pas lu ce que vous désiriez me dire, je sais déjà que vous n’êtes pas d’accord avec ce que j’ai écrit, j’ai lu aussi que vous êtes revenue en Algérie encadrant des futurs ingénieurs, que vous êtes allée aux usa etc…. ce qui me donne à penser que nous ne vivons pas dans le même milieu et d’ores et déjà nous n’avons surement pas du vivre mai 68 du même côté de la barrière, moi j’étais du côté ouvrier et vous de l’autre sans aucun doute , aussi si vous le voulez bien et sans vouloir vous offenser, vous racontez ce que vous avez vécu, vous nous dites ce que vous ressentez et ce quel que soit le sujet abordé et vous me laissez dire les choses telles que moi je les aies perçues ok??? je vous en serais gré
      si je me trompe je vous prie de bien vouloir m’excuser
      amicalement et bonne soirée

      • Claude .B

        Dommage ,Danielle ,vous répondez sans avoir attendu de me lire ,donc à partir de suppositions que vous transformez en affirmations ,en certitudes sans avoir les éléménts pour juger .Vous êtes bien sur libre de penser ,et d’écrire ce que vous voulez ,il n’est pas utile de le préciser ,il en est de même pour moi ,et pour tout lecteur ,mais un dialogue est enrichissant lorsqu’il est contadictoire , que l’on admet les idées des autres ,et que l’on évite de les juger alors que l’on ne les connait pas .
        Bonne soirée .

        • Danielle B

          rebonjour Claude B
          encore une fois vous affirmez alors que mon intuition
          était bonne c’était bien pour me dire que j’avais tort au sujet de mai 68 non????????????????????????????
          la suite de nos échanges l’a prouvé
          pour ce qui est de juger sans vous connaitre c’est bien ce que vous faites à mon égard?????pourquoi est-ce que je n’aurai pas le droit de faire comme vous?????
          si vous lisez bien mes écrits j’ai toujours admis les idées des autres ou alors c’est que vous m’avez prise en grippe et vous rejetez toutes mes pensées sans chercher à comprendre
          bonne journée

  15. tewfikhayii

    Salam,
    Mr Un parmi d’autres,vous me rappelez un personnage de bande dessinée, c’est assurancetourix, c’était le barde d’Asterix, qui essayait de trouver un poème ou une chanson adéquate à la situation où se trouvait la tribu des irréductibles gaulois, et chaque fois il se faisait fermer le clapet par le vendeur de poissons.Ne te froisses pas mon frère, je te taquine. Je vois que tu es un accroc des poèmes et de la poésie,c’est bien, mais ce n’est pas ma tasse de thé, bien que j,aime certains poètes comme Victor hugo, Baudelaire, Omar Khayyiam,El Moutanabi, mais dommage que je ne comprends pas beaucoup toutes les les subtilités de la langue arabe. Dommage.
    salam.

    • Un parmi d'autres

      Mr tewfikkhayi quand j’été petit et haut comme trois pommes j’achetais des bandes dessinées et je me donnais à la mecture et quand mon défunt papa terminait de lire sonreprenais pour le journal l’Echo d’Oran ,l’Echo du soir ou l ‘Echo d’Alger je le reprenais pour le lire ensuite à mon adolescence j’achetais les roman policier les édition du fleuve noir durant ma jeunesse je lisais Camus ,Vian , Hugo ,Verlaine et ensuite j’ai eu la chance d’avoir connu et côtoyé Jean Dutour de l’académie française et Julien Green puisque j’ai eu le bonheur de me rendre chez eux à puiser reprise le premier résidait à côté de l’académie Française et le second rue vanneau dans le 7ème arrt derrière les jardin de Matignon résidence du 1er ministre.
      Je lis tout ce qui me tombe sous la main .
      J’aime la culture qui nourrit le cerveau et je ne raffole pas de la culture qui nourrit le bide (le ventre )contrairement à certains.
      Nascantur poetae,fiunt oratores.
      Ave Tewfik il n’y-a que les feuilles qui se froissent Et je ne vois rien qui puisse me froisser sauf s’il y a manquement de respect
      Car voyez-vous même des opignons discutées contradictoirement se dégage la vérité

  16. tewfikhayii

    Salam,
    Ce que raconte Mr MOUAS Said dans son éditorial, n’est pas un scoop,car le commun des Algériens le sait, chacun suivant son degré d’instruction, et d’intelligence. Maintenant tout le monde s’est mis en tête, que pour avoir telle ou telle chose, ou bien tel ou tel poste, tu dois le prendre en utilisant tous les moyens licites ou illicites pour y arriver:chez nous c’est devenu une qualité, même si cela n’est pas à toi ou bien ne te sied pas, qu,importe,l,essentiel est que tu as eu gain de cause et que la tribu te regarde avec des yeux d’envieux: le veinard, il l’a eu dans le ciel :EL KAFÈZZE, EDDAHHA OUA HIA TAIRA FÈ SMA
    Notre pays est entrain de partir en lambeaux et les valeurs qui régissent les sociétés développées de part le monde et à travers
    les âges, sont foulées au pied chez nous. N’avez vous pas remarqué qu,on traite de cave (YA KHI CAFFI YA KHI), un fils de bonne famille ou un enfant dont l,éducation est parfaite, alors qu,on envie un diablotin, qui a été éduqué dans une BASSOURA, qui est nuisible comme le doryphore (insecte extrèmement nuisible qui s’attaque à la pomme de terre et qui créa la famine en France au Moyen âge), et qui ravage tout sur son passege, et les exemples sont légion dans tous les quartiers
    La pyramide de la compétence et des valeurs est inversée chez nous,c’est à dire que les valeurs nobles de la société sont en bas et les tares sont au sommet. Chez nous, il ne faut pas être un génie pour aspirer au poste que te revient, non, il faut avoir les épaules larges et le piston en acier inox, et les exemples aussi sont légion dans notre société et très près de chez nous.
    Notre pays, a besoin d’une autre révolution, mais les microbes et virus à combattre sont devenus plus pernicieux et furtifs car ils ont muté et se sont fondu dans la masse, et ils seront plus difficiles à se faire déloger. Il faudra beaucoup d’énergie et de patience car le mal est profond, car l’Algérien a appris à devenir fainéant et gueulard, et a le bras cassé, car il n,a plus la notion du travail, et du travail bien fait. Lors de notre arrivée dans mon pays d’accueil, j’ai commencé à travailler dans une usine, et je travaillais de 7 heures 30 tapantes à 15 heures 30 tapantes. J’arrive à la maison à 17 heures, je prends une douche , mange
    un peu et va dormir car je ne ressentais plus mon corps. Il m’a fallu 3 mois à ce rythme là pour devenir un être normalement constitué qui travaille comme il se doit, c’est à dire 8 heures dont 7 heures de travail effectif. Là, je me suis dit qu’en Algérie, on travaille 1 heure et encore, je suis très large. En algérie, nous avons régressé et ça va de mal en pis. Le pétrole est entrain de vivre ses dernières années, je me demande de quoi sera fait le lendemain quand la manne pétrolière s’épuisera ? Là
    est la question. Je n’ose même pas y penser.
    Salam.

  17. MIMOUN

    La valeur et le salaire des postes n’existent pas chez nous et à titre d’exemple on voit des petits responsables qui n’ont jamais vu l’université da la C N R et de la CNAS mieux payés que les universitaires Je connais des médecins qui sont partis avec des pensions de retraite largement inssufisantes par rapport à certaines pensions de retraites de ces petits responsables CNR ou CNAS.
    A quoi servent les niveaux des études si on ne fait pas des différences dans les vies professionnelles

  18. Bouchentouf

    Salem
    Merci Mr Mouas S. d’avoir évoqué ce problème épineux sur les dérives du système économique de notre pays qui nous empêchent d’émerger à défaut de se développer, économiquement s’entend. Aussi, voici ce que j’en pense.
    Le modèle économique de l’Algérie n’a pas été déterminé d’une manière endogène, mais en fonction d’une demande exogène d’autres pays et surtout de l’occident proche historiquement et géographiquement. Aujourd’hui malgré les injections permanentes de la rente pétrolière, la moitié ou plus de la population Algérienne vit au dessous du seuil de pauvreté où le chômage de 46% des jeunes de 15-24 ans est paradoxalement plus élevé que celui de la Mauritanie à 44%. Dans un pays où les ressources financières dépendent à 86% de l’exportation des hydrocarbures, l’inflation très sous estimée ne tient pas compte de l’augmentation des produits alimentaires de première nécessité que le pays surpeuplé n’arrive pas à produire et qu’il importe à coup de milliard de Dollars par des importateurs véreux qui monopolisent une économie amorphe. Une situation dramatique qui oblige une partie de la population à vivre au jour le jour, son pouvoir d’achat s’étant singulièrement érodé cette dernière décennie malgré un Produit National Brut annuel de 6000 Dollars par habitant, au point d’atteindre des seuils qui provoquent toujours des mécontentements et des révoltes. Face à la crise internationale, la politique anticrise inexistante du gouvernement fantoche valide une situation qui montre à quel point l’ensemble de la stabilité sociale ne dépend que de l’Etat providentiel à la fois dominant, et impuissant face aux trafics de tout genre qui gangrène la société. L’Algérie, loin d’être une économie libérale ou à l’inverse administrée à l’instar de la Chine, est marquée par ce que l’on appelle l’économie de la corruption. Une grande partie de l’administration et des fonctionnaires vivent moins grâce à leur salaire qu’avec des pots-de-vin qu’ils peuvent prélever dans leur domaine. C’est plus facile pour les fonctionnaires de police, de gendarmerie, des douanes, du cadastre, des finances, de la justice, qui peuvent monnayer la délivrance des services publics ou tout bonnement racketter les usagers en leur compliquant la tâche. Mais les enseignants (scandales universités) les médecins publics (scandales hôpitaux), les inspecteurs du permis, et d’autres professions opèrent de la même façon. On a l’impression que cette tolérance de l’état devant de tels comportements qui s’apparentent à de l’informel, lui permet d’éviter d’augmenter les salaires des fonctionnaires qui dans certaines catégories il est vrai, sont très en deçà de leur mission, mais l’effet sur leur travail réel et sur leur conscience morale est délétère. Comme le montrent certaines études le fonctionnaire Algérien ne travaille réellement qu’une heure par jour (n’est ce pas ce commentateur TewfikKhayi qui le reconnait honnêtement) le reste de son temps pour s’en sortir, il exerce un, voire deux emplois extérieurs mais aussi l’art de soudoyer le citoyen en lui soutirant de l’argent. Cette économie du bakchich repose sur une profonde insécurité économique, un manque de transparence des règles, l’intervention arbitraire des connaissances, l’impuissance du système judiciaire, tous ces éléments forment un systéme opaque qui décourage l’initiative privée et génèrent une recherche de protection nuisible à l’économie de marché. En Algérie comme dans les pays Arabes d’ailleurs, avoir des relations est une nécessité pour faire des affaires mais cela suppose le versement d’une « contribution volontaire » ce fameux bakchich qui a gagné sa place dans le dictionnaire. Pour celui qui veut réussir sans anicroche, il faut donc naturellement jouer le jeu et être discret pour ne pas attirer les convoitises des différentes administrations et se faire racketter. Il est préférable pour lui de devenir ministre, député, ou d’être proche d’hommes puissants dans le giron de l’Etat, sinon de se cacher en utilisant le réseau de l’informel, ou plus simplement investir à l’étranger, notamment dans l’immobilier et sur les marchés boursiers, etc. Les régimes où la liberté d’entreprendre n’est pas un droit et où le bakchich est monnaie courante ne sont guère efficaces d’un point de vue économique, ils se muent en un organisme prédateur, une véritable machine à produire des pauvres. Toute la question de la transition économique en Algérie, réside dans la capacité à mettre en place un régime Démocratique viable, mais aussi et surtout sortir de la corruption et construire un état de droit. Le départ de tous les anciens dirigeants politique, ne résoudra pas le problème d’un coup de baguette magique, il faut aussi reconstruire un pacte social entre les citoyens et les services publics pour qu’enfin la confiance revienne et mette fin à la corruption. Cordialement.

  19. Claude.B

    Mr terkmani t gambetta,
    Ayant suivi le débat vous aurez surement remarqué que lorsque s’installe un dialogue de sourds il n’y a d’autre alternative que d’arrêter .La sagesse l’imposait ,nous sommes bien d’accord ,les lecteurs devaient être respectés . Bonne journée .
    Cordialement .

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