La Voix De Sidi Bel Abbes

102 morts et 876 blessés en une semaine : L’hécatombe continue sur nos routes

Selon le dernier communiqué de la gendarmerie nationale publié jeudi dernier, pas moins de 102 personnes ont trouvé la mort et 876 autres ont été blessées dans 457 accidents de la circulation enregistrés à travers le territoire national durant la courte période du 25 au 31 août.
Ce lourd bilan d’une centaine de morts en une semaine, soit en moyenne 15 décès par jour, reflète l’ampleur de ce fléau meurtrier qui ne cesse de semer le deuil et la douleur, souvent pour des causes absurdes qui auraient pu être évitées. Selon les services de la gendarmerie nationale, les principales causes de ces accidents, sont principalement l’excès de vitesse, les dépassements dangereux et le non-respect de la distance de sécurité et les manoeuvres dangereuses. Durant cette période concernée par ce dramatique bilan, on note que c’est la wilaya de Mascara qui vient en tête des wilayas ayant enregistré le plus grand nombre de décès avec 8 morts, suivie de Djelfa, Tiaret et Mila avec 7 morts chacune.
Les mêmes sources précisent également qu’une augmentation du nombre de décés, – 24 morts plus – a été enregistrée par rapport à la période précédente. En mai 2005, il y a déja dix ans, un nouveau dispositif, plus sévère en matière de sanctions des infractions, a été introduit pour remettre de l’ordre dans nos routes et autoroutes qui enregistrent chaque année des bilans catastrophiques en pertes humaines.
En ajoutant au code une vingtaine de cas de «retrait de permis immédiat» et en révisant à la hausse le montant des amendes, le nouveau code avait accentué le volet répressif qui semble rester pour l’instant le seul instrument convainquant pouvant mettre un frein à l’hécatombe.
En 2004, près de 4 500 personnes furent tuées et 43 000 autres blessées dans les accidents routiers. Soit une moyenne quotidienne de 10 décès par jour qui classait déja notre pays au quatrième rang mondial des accidents de la route derrière les Etats- Unis, l’Italie et la France. L’utilisation du téléphone au volant, le non port de la ceinture de sécurité, le non respect de la bande d’arrêt d’urgence sur autoroute, souvent transformée en aire de stationnement et bien d’autres comportements dangereux à la conduite, sont devenus des pratiques courantes, presque banales, parfois même admises dans l’inconscient collectif de bon nombre de conducteurs. Et à cette forme d’incivisme avancé, s’ajoutent les graves infractions délibérées telles que l’excès de vitesse, le non respect des lignes continues et les dépassements dangereux.
Par ailleurs, cette moyenne de 15 morts par jour causés par les accidents de circulation ne tient compte que des statistiques de la gendarmerie nationale qui intervient sur les liaisons routières et autoroutières interurbaines. Il convient d’y ajouter les décès causés par des accidents de la circulation à l’intérieur même des tissus urbains des grandes villes et qui relèvent des attributions des services de la police nationale.
Selon les derniers chiffres publiés par ces services, Oran serait cette année en tête des wilayas accusant le plus grand nombre de morts sur son réseau routier. Un réseau qui, à l’image du quatrième périphérique, reste marqué par des insuffisances et des déficits en termes de normes techniques dans la qualité de revêtement des chaussées, des ouvrages d’évitements, de la signalisation.
Il y a moins de deux mois, trois personnes âgées dont une femme enceinte, avaient trouvé la mort en traversant le dangereux rond-point de la cité Djamel très surchargé par la circulation. Ici et là, l’accès à certaines administrations publiques, comme le tribunal ou la Daïra est conditionné par la dangereuse traversée d’une double voie de circulation où la vitesse minimum est rarement respectée. Avec près de 7 000 000 de véhicules en circulation, ce secteur d’activité collective nécessite un sérieux renforcement des contrôles et de l’autorité de l’Etat pour atténuer le fléau des accidents mortels. Le nouveau code de la route avec son arsenal répressif ne suffit pas à lui seul à restaurer l’ordre et la normalité en matière de sécurité routière.
Le déficit en infrastructures enregistré dans ce secteur, particulièrement dans la région oranaise, a entraîné une très forte pression et occupation des routes, ce qui se traduit logiquement par une augmentation des risques d’accidents. Une hausse favorisée souvent par le manque d’ouvrages appropriés, ponts, échangeurs, passerelles, dans plusieurs endroits réputés sensibles. Imputer la totalité des accidents routiers à la seule négligence des usagers, serait faire preuve de mauvaise foi.
Par ailleurs, l’amélioration du système judiciaire en matière de recouvrement des amendes, la mise en place des fichiers nationaux, des cartes grises et permis de conduire et bien d’autres instruments de contrôle et de régulation sont encore à renforcer si l’on veut éradiquer le «terrorisme routier» qui sévit dans le pays. Dans ce domaine où l’on enregistre également un recul de la culture civique et de la responsabilité citoyenne, beaucoup d’efforts et d’initiatives restent à prendre pour résorber les retards et combler les déficits. En attendant, l’hécatombe continue.

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Posté par le Sep 5 2015. inséré dans ALGERIE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

2 Commentaires pour “102 morts et 876 blessés en une semaine : L’hécatombe continue sur nos routes”

  1. zlaoui

    ces dires des cafés et de khalti fatna n’ont rien a avoir avec les études serieuse scientifique
    du phénoméne des accidents de la route.
    primo la conduite n’est plus celle des années 60 de kahalti fatna et jaddi boudkhil lorsque l’aurobus fait 60km heures et lorsqu’il y avait une 404 peugeots pour 8 millions d’habitants.
    la situation apres 83 a literalement changé
    Dire que la vitesse cause des accidents c’est faux et totalement absurde.
    les causes scientifique et logiques sont plusieurs ordres le confort des voiture la coneception des voiture et la nonchalence ..
    lorsque tu impose une vitesse reduite des 403 et 404 bachée des années 60 de 3ami boutkhil lorsqu’il transportait ces moutons sur une route quasi deserte entre Machriya et Bel abbes c’est normal le conducteur va oublier de ce concentrer sur la conduite et la route et commence a allumer une cigarette rouler un kef chamma changer un CD de Rai et meme boire une bierre ou deux et ils se tourne caremment pour parler avec les passagers de derrière kirakoum comment ça va kirah kouider? kiraha el hajja et la voiture roule a 80 imposé par 3ami le gouvernement…mais lorsque la vitesse est grande il ne pourra pas le faire il reste concentré sur la route..c’est normal il y aura des accidents meme a 40km heures la vitesse d’une mobylette et il ya plus d’accidents de motobécane a 40km/H que des voitures a 120km heures..la verité reduite induit la nonchalence.
    il ya aussi la non formation des conducteurs maintenant la voiture a beauxcoup évoluer et et redevenue trop compliqué dans son entretient. la formation n’a pas suivie l’évolution des technolgies moderne gps radar carte memoir systeme d’injections, etc
    la formlation doit etre faite dans les écoles de formation professionelles et aboutira a un diplome..qui empeche la formation propfessionelle de lancer des formations??
    Et enfin le dernier lieu c’est la conception elle meme de la voiture..des voitures qui comriment le chaffeur et le fonce dans sons siege et lui empecher de ne rien voir a l’entour manque de visibilité. si vous prenez a titre d’exemple la Hyundai Atos et Accent elles ont eu du succés car elles sont sobre pas de confort et ensuite offre une bonne visilité pour le conducteur avec un moteur puissant qui aide a évité les dangers en acceleration..Donc plus la voiture et confortable plus elle distrait le conducteur..
    La voiture moyens de gamme sans trop de gadget et avec une motorisation minimal de 1.2 litres font moins d’accidents a part les accidents due a la qualité de la route..sinon coté conduite le chaffeur fera moins d’accidents..c’est pourquoi aussi certain model comme la suzuki 1.1 a eu aussi de succées…
    la chereté de la voiture est aussi un autre facteur impoprtant une voiture de 200 millions une alemande fera moins d’accidents car le propriétaire ne se permet pas de jeter 200 millions sur la route..jamais il ne la prete et jamais il ne la laisse aux enfants..
    qui est contre la vitesse?? Ce sont genralement les propriétaires de vieille voitures qui redoute qu’ils seront exclus de la route car leur voiture péte de partout et ne peux pas conduite sur une route nationale classé 100km heures minimales, alors ils font fausse compagne contre la vitesse comme quoi c’est la vitesse qui provoque les accidents alors que c’est lui avec sa vielle voitures qui provoque les carnages..
    normalement il faut etre stricte une voiture plus de 10 ans ne doit pas circulé sur les routes nationale et autoroutes..s’ils voudra se deplacer il fera comme les europeens il gare sa voiture devant la stations de tran il prend le train vers Oran et revient le soir..

  2. midou

    comment cela une voiture de plus de dix ans ne doit plus rouler c est vraiment n importe quoi il suffit qu elle soit entretenue et tt va bien tt le monde n a pas les moyens d avoir une voiture recente et puis il suffit que les conducteurs de voitures fassent plus attention et qu ils respectent le code de la route car la majorité des gens font n importe quoi ; y en a qui ne savent meme pas le code de la route et n ont jamais conduit et ne respectent meme pas les distances entre vehicules moi ma voiture a plus de 10 ans et je roule avec sur autoroute , nationale race campagne etc et c e st pas pour cela que je crée des accidents

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