La Voix De Sidi Bel Abbes

1 mai 2011 : Abbès Mekki, une figure du syndicat local

Ce premier mai 2011 à été marqué par différents activités, alors que l’émergence des syndicats autonomes, est une réalité, cela n’occulte pas d’observer une pensée a certains syndicalistes locaux : Drider Aek, Djidel Aek, Arbouz Aek et autres qui ne sont plus de ce monde. Pour cette fois ci, nous évoquant feu Abbes Mekki.

A l’instar de feu Tayebi Larbi, ex-membre du Conseil de la Révolution, ministre sous feu Boumediène, et qui fut un des nombreux frères de feu Abbès Mekki durant la décennie qui a précédé le déclenchement du 1er novembre 54. Le premier est décédé le 07 novembre 97 comme pour ne pas altérer, dit-on, les festivités du 43e anniversaire de la lutte armée. Le second nous a quitté il y a une année, à l’âge de 90 ans (il est né en novembre 1919 à Sidi Bel-Abbès) et ce à 48 heures du double anniversaire du «24 février», création de l’UGTA dans laquelle il milita longtemps, tout en étant membre de la CEN (Commission exécutive nationale) dans les années 70 et l’un de ses premiers responsables au niveau de l’exécutif de wilaya. Feu Abbès Mekki, c’est toute une vie de militantisme, de syndicalisme, nous dit son fidèle frère de lutte au sein du PPA, FLN, Hadj Benali Abdelghani. Comme tous les Algériens, le jeune militant de la cause nationale dut subvenir à ses besoins en faisant plusieurs métiers. Le premier domicile signalé par notre source est l’avenue Kléber, aujourd’hui Lieutenant Khelladi. Le défunt fit ses classes et put avoir un niveau culturel des plus appréciables qui fit l’admiration de feu Larbi Ben M’hidi, Boussouf, cadres FLN dans la région de Sidi Bel-Abbès, nous dit Benali Abdelghani. Feu Mekki Abbès qui a été chargé de l’action de propagande révolutionnaire, de la vente de «L’Algérie libre», le journal des nationalistes, est envoyé en tant que syndicaliste en Chine en 1947, emmenant dans ses bagages le drapeau de l’Algérie. Au sein du FLN, il fut coordinateur de la kasma du chef-lieu quand le siège se trouvait dans l’ex-rue Gambetta dans les années 1975 (votre serviteur a été installé par ses soins à la tête de l’UNJA). L’historien Tabet Aïnad R. et Nehari Tayeb citent feu Abbès Mekki dans leur ouvrage de référence sur Sidi Bel-Abbès durant la colonisation, à l’instar des Benghazi Cheikh, Belhadj AEK, Laguer M., Kadi Saïd, Otmane Tani, Attar Belabbès et autres militants arrêtés après les événements du 8 mai 45 à Sidi Bel-Abbès ville. L’on ajoutera feu Maarouf Boumediène, Badsi Djillali, Bouaït Ali, Nedjadi M., Zouaoui M. dit «Moussika», Abdeddaïm B., Gharar, Djazouli Hadj, Bendaoudi M., Bouyedjra Bachir M., Bekhoucha, Benaïssa, Amir, Boumelik, Nouara Tayeb, Guerrouache, Dalaa, Latrèche Hama, Drici B., Djebri, Gouasmi, Bouda A., les Chaa… S’ils ne sont plus de ce monde, ils ont eu en commun l’amour de l’Algérie.

Professionnellement, il a été fonctionnaire à la CCLS avant de rejoindre l’ONAB que dirigeait feu commandant Mokrane Belabbès. La nouvelle de son décès, après une longue maladie, s’était vite répandue dans la région de Sidi Bel-Abbès et plus, relèvait t-on au domicile mortuaire, cité 200 logements ENIE de la route de Mascara. Militant de la première heure, le regretté Hadj Abbès Mekki demeure fidèle à la kasma FLN I, aux festivités du 24 février 56 malgré son état de santé. Il continuera son combat syndical au sein de la FNTR (fédération des travailleurs retraités). En somme, aucun répit pour des causes nobles et justes. Il n’est pas le seul, d’autres militants anonymes ou connus méritent bien des évocations. On y reviendra…..c’est promis.

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Posté par le Mai 1 2011. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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